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Comment éviter l’intoxication au monoxyde de carbone cet hiver ?

Monoxyde de carbone : pourquoi les intoxications augmentent-elles quand on rallume le chauffage ?

Le danger invisible•Environ 3.000 personnes sont intoxiquées chaque année en France au monoxyde de carbone, un risque qui grimpe avec le froid et l’usage des appareils de chauffage
20 Minutes avec agences

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Chaque année en France, environ 3.000 personnes sont intoxiquées accidentellement au monoxyde de carbone, et une centaine en meurent, selon Santé publique France. Un risque qui augmente avec l’arrivée du froid, quand les appareils de chauffage reprennent du service.

En cause : un gaz « incolore, inodore, toxique et potentiellement mortel », issu d’une combustion incomplète, quel que soit le combustible, rappelle le ministère de la Transition écologique. Il est l’une des principales causes d’intoxication accidentelle à domicile.

Pourquoi le risque augmente en hiver

Selon Santé publique France, l’arrivée du froid et des intempéries augmente l’utilisation des appareils de chauffage non électriques. Les équipements à moteur thermique, comme les groupes électrogènes ou les pompes à eau, sont aussi davantage utilisés lors d’inondations ou de coupures de courant.

Le monoxyde de carbone se diffuse très vite dans l’environnement, précise le ministère. Les intoxications surviennent lorsque des appareils à combustion sont mal entretenus, mal utilisés, ou lorsqu’une pièce est mal ventilée.

Les appareils en cause

Santé publique France distingue plusieurs sources possibles :

  • les appareils raccordés à un conduit, comme les chaudières, chauffe-eau, poêles et cheminées, mal entretenus ou mal réglés ;
  • les appareils portables mal utilisés : chauffages d’appoint, braseros, barbecues, groupes électrogènes, pompes à eau ;
  • les véhicules, en particulier les voitures, dont le moteur tourne dans un espace non ventilé comme un garage.

Les symptômes qui doivent alerter

Maux de tête, fatigue inhabituelle, nausées, vertiges : les premiers signes peuvent être confondus avec ceux de la grippe, souligne le ministère. Dans les cas graves, l’intoxication peut entraîner une perte de connaissance, voire un coma.

Un indice doit mettre en alerte : plusieurs personnes présentent les mêmes symptômes au même endroit, et ceux-ci disparaissent ou s’atténuent lorsqu’elles quittent les lieux. En cas de doute, le ministère conseille d’aérer immédiatement, d’évacuer les lieux ou d’appeler les secours au 15, au 18 ou au 112. Santé publique France mentionne aussi le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Les bons gestes pour s’en protéger

Le ministère de la Transition écologique liste plusieurs gestes de prévention :

  • Faire vérifier l’état de sa chaudière chaque année par un professionnel, et ramoner conduits et cheminées au moins une fois par an.
  • Aérer son logement 10 minutes par jour, et veiller à ce que les conduits d’aération ou de VMC ne soient pas obstrués.
  • Ne jamais se chauffer avec un four, une cuisinière, un réchaud ou un brasero.
  • Ne pas utiliser un chauffage d’appoint plus de 2 heures d’affilée.
  • Ne jamais faire fonctionner un groupe électrogène à l’intérieur.
  • Faire vérifier tout nouvel appareil à combustion par un professionnel qualifié lors de son installation.

Des gestes d’autant plus importants en hiver, quand l’usage du chauffage augmente dans les logements, souligne le ministère.