Wimbledon 2025 : En plein « cauchemar », Stefanos Tsitsipas est-il sérieusement prêt à arrêter sa carrière à 26 ans ?
fragile•Malgré son statut de tête de série, le Grec s’est incliné lundi dès le premier tour de Wimbledon contre le Français Valentin Royer (3-6, 2-6, abandon). Encore touché au dos, l’ex-numéro 3 mondial envisage déjà de mettre un terme à sa carrièreJ.Lau.
L'essentiel
- Stefanos Tsitsipas a abandonné lundi dès son entrée en lice à Wimbledon, après avoir été surclassé dans les deux premières manches par le Français Valentin Royer (3-6, 2-6).
- Cette nouvelle contre-performance du Grec, encore tête de série numéro 24 sur ce Grand Chelem, soulève des questions sur son avenir dans le tennis professionnel, notamment en raison de ses douleurs persistantes au dos.
- « C’est vraiment douloureux de me voir dans une telle situation », a reconnu le joueur, qui semble sérieusement envisager l’arrêt de sa carrière à 26 ans (il fêtera ses 27 ans le 12 août).
Reverra-t-on un jour Stefanos Tsitsipas dans un tournoi du Grand Chelem ? La question semble a priori aberrante puisqu’on parle d’un Top 25 mondial âgé de 26 ans (il fêtera ses 27 ans le 12 août). Sauf que l’abandon du Grec, lundi dès son entrée en lice à Wimbledon, alors qu’il venait d’être surclassé lors des deux premières manches (3-6, 2-6) par le méconnu Français Valentin Royer (n°113 à l’ATP), pourrait avoir de lourdes conséquences.
C’est ainsi qu’après avoir déjà été sorti d’emblée à l’Open d’Australie, puis au deuxième tour à Roland-Garros, la tête de série numéro 24 sent bien qu’elle vit une saison particulièrement galère. Finaliste malheureux contre Novak Djokovic à Roland-Garros en 2021 puis à l’Open d’Australie en 2023, Stefanos Tsitsipas est surtout sujet à des douleurs sans fin au dos.
« Est-ce que je veux continuer ou pas ? »
« Je me bats depuis des années avec le bas du côté gauche du dos, a-t-il confirmé lundi. C’est exactement ce qu’Arthur Fils a ressenti à Roland-Garros. C’est une blessure très délicate et c’est vraiment douloureux de me voir dans une telle situation. » Au point de réellement remettre en question la suite de sa carrière de joueur professionnel, malgré son jeune âge ?
« Dans les deux prochains mois, je vais devoir me poser la question : « est-ce que je veux continuer ou pas ? ». La chirurgie n’est absolument pas une option. Les dégâts sont déjà faits. Si je vois que ça reste ainsi, alors ça ne sert à rien de continuer à concourir. Si je ne suis pas en bonne santé, toute ma vie de joueur devient un cauchemar. Or je suis devenu très fragile physiquement, et je mène une guerre pour me sentir bien, pour me sentir capable d’aller au bout de moi-même. J’ai tout essayé, tout optimisé. J’ai fait un travail incroyable sur ma condition physique et en physiothérapie. Et maintenant, je n’ai plus aucune réponse. Je ne sais plus quoi faire… »
Un discours de résignation qui trahit les profonds doutes de l’ex-numéro 3 mondial (en août 2021) dans sa quête d’un retour de plus en plus improbable à son meilleur niveau. Son tombeur surprise du jour à Wimbledon résume à sa manière à quel point il est presque devenu banal de faire tomber la fragile tête de série en Grand Chelem.
Notre dossier sur Stefanos Tsitsipas« C’est Tsitsipas, avec son passé, tout ça, mais mes entraîneurs tennis et mentaux m’ont aussi remis les pieds sur terre, en me disant que c’est un mec avec deux bras et deux jambes, évoque Valentin Royer. Il peut aussi être nerveux. Et puis, vu son état de forme en ce moment, il y avait forcément quelque chose à faire. » A savoir se balader pendant deux manches comme face à un 200e mondial avant de bénéficier de son abandon pour carrément s’économiser un troisième set. Force à toi Stefanos !


















