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Mensik s’écroule après sa victoire en 4h40 sous le cagnard et ne peut pas se relever

Roland-Garros 2026 : Jakub Mensik au bord du malaise après son marathon sous le cagnard et énervé contre l'arbitre

malaiseLes conditions de jeu dans cette première semaine Porte d’Auteuil sont à la limite du raisonnable, surtout quand les matchs se transforment en vrais marathons
Malaises, canicule… Les joueurs vont-ils mourir de chaud à Roland-Garros ?
Nicolas Camus

N.C.

A Roland-Garros,

Vous faites quoi, vous, entre 14 heures et 18 heures quand il fait un cagnard pas possible ? Vous restez au maximum au frais, en attendant que les températures redescendent un peu avant de mettre un pied dehors – enfin, si vous êtes un être humain normal. Jakub Mensík et Mariano Navone ne le sont pas, leur métier leur interdit. Les deux hommes ont livré ce mercredi sur le court numéro 6 de Roland-Garros une bataille absolument dantesque, achevée sur une victoire du Tchèque au bout du super tiebreak du 5e set (13-11) et ses forces (6-3, 2-6, 6-4, 1-6, 7-6).

Ce n’est pas une figure de style. Mensik, pris de crampes et à deux doigts de défaillir dans cette ultime manche au couteau, a conclu le match d’un coup droit improbable, joué sur une jambe avec l’énergie du désespoir. Le voyant gagnant, il s’est alors écroulé de tout son long, sans pouvoir se relever. Navone est venu le saluer alors qu’il était toujours à terre, et finalement, ce sont les secouristes qui ont dû aller s’occuper de lui. Ces derniers l'ont sorti du court sur un fauteuil.

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Il faut dire que ce match dantesque a duré 4h41, pendant les heures les plus chaudes de la journée la plus chaude de cette semaine de canicule. Les conditions de jeu en cette première semaine Porte d’Auteuil sont vraiment très compliquées. Pour rappel, le règlement de l’ATP prévoit désormais deux seuils d’interruption liés à la chaleur, sur la base de l’indice WBGT (Wet Bulb Globe Temperature), qui prend en compte la température, mais aussi le vent et l’humidité.

Les seuils d’alerte n’ont semble-t-il pas été dépassés lors de cette rencontre – ni les autres de la journée. Il n'empêche, pour Mensik, l'arbitre aurait pu faire preuve d'un peu de bon sens en accordant, par exemple, un peu plus de temps entre les points que les 25 secondes réglementaires. Ca n'a pas été le cas, et ce dernier lui a même infligé deux avertissements pour dépassement.

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L'application de la règle à la lettre a rendu fou le 27e joueur mondial, qui n'était pas redescendu quand il s'est présenté face aux médias une bonne plus tard. « Ici, c’est super strict. Je le respecte, mais dans cette chaleur et dans ces conditions, c’est insensé », a fait remarquer le joueur tchèque. Qui apparemment a voulu en parler à l'arbitre après la rencontre dans les vestiaires, sauf que le dialogue n'a pas vraiment été constructif. « Je garderai pour moi ce qui s'est passé à cet arbitre, a-t-il expliqué, non sans allusion. Son comportement de… (il ne finit pas). Je ne respecte pas ça. » Vivement dimanche, que les températures et la tension qu'elles génèrent commencent à baisser un peu.