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Touché puis survolté, Gaël Monfils est bien le roi de la « night session »

Roland-Garros 2025 : « C’est magique ! »... Touché puis survolté, Gaël Monfils est bien le roi de la « night session »

showmanLe vétéran français a offert un nouveau match de folie mardi soir sur le court Central de Roland-Garros
Nicolas Camus

N.C.

Gaël Monfils et les night sessions de Roland-Garros, c’est toute une histoire. Il y avait déjà eu le morceau d’anthologie, en 2023, cette victoire au bout du bout de la nuit et de ses forces face à Sebastian Baez au premier tour. Mené 4-0 dans le 5e set, il avait réussi à retourner la partie, et emmener avec lui un public qui n’attendait que ça (3/6, 6/3, 7/5, 1/6, 7/5). Mardi soir, à 38 ans, le Français a une nouvelle fois prouvé son incomparable propension à se transformer en showman quand plus personne n’y croit.

Face au Bolivien Hugo Dellien, tout a mal commencé pour La Monf'. Dès le cinquième point de la partie, il est venu s’empaler dans les panneaux publicitaires, s’en sortant avec une grosse douleur au genou droit. Forcément, cela s’est répercuté sur le niveau de jeu et c’est son adversaire qui a empoché les deux premiers sets (6-4, 6-3). On pensait alors que la soirée n’allait vraiment pas durer.

Gael Monfils au top après seulement cinq points disputés, à ce moment-là on n'était pas bien.
Gael Monfils au top après seulement cinq points disputés, à ce moment-là on n'était pas bien.  - Cyril Pecquenard / SIPA

Depuis le temps, on devrait pourtant commencer à le savoir : avec Monfils, rien n’est jamais fini. Le 42e joueur mondial a fait repartir la machine d’un coup, en début de 3e set, en même temps que son adversaire baissait un peu de pied. Résultat, une manche à sens unique, des spectateurs sortis de leur stupeur et une rencontre qui entre dans une autre dimension.

La suite, c’est un 4e set arraché au tie-break, à l’énergie, sur un revers décroisé de l’espace, avant une ultime manche survolée dans la furia du Chatrier (6-1). « Après le passing bout de course (à 2-2 dans le tie-break), je savais que le match était fini, a-t-il estimé quelques minutes plus tard. L’énergie était là. La communion avec le public, la Marseillaise… »

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C’est peu de dire que la magie opère toujours avec lui. Gaël Monfils se nourrit du public, et réciproquement. « Jouer à Roland-Garros, c’est magique, a-t-il enchaîné. Je me suis fait une petite frayeur. J’ai mis du temps à redescendre car j’ai envie de bien faire, c’est un honneur de jouer en night session. Après, c’est vraiment de l’énergie, croire en soi, vous (le public) m’avez donné un bon coup de boost en fin du 2e set. Et après, j’ai commencé à lâcher mes coups et j’étais pas trop mal après 3h36. »

Au deuxième tour, le Français devra faire face à un morceau de choix, l’Américain Jack Draper, numéro 5 mondial de son état. « Je vais essayer de m’appuyer sur mon service, être agressif, parce que si je le laisse, ça va être très vite réglé », avoue-t-il. Mais l’espoir est là, ajoute le Parisien dans la foulée en souriant : « Jack, on va lui faire "welcome à Paris". » Il n’était de toute façon pas encore temps de s’en soucier, mardi soir. Juste de profiter de ce qu’est encore capable de nous faire vivre La Monf'.