En images : Les meilleurs moments de la carrière d’Alizé Cornet qui va prendre sa retraite après Roland-Garros
TENNIS•La Française de 34 ans, descendue à la 107e place mondiale, va raccrocher après un dernier Roland-Garros dans un moisJ.L.
Son record de participations consécutives en Grand Chelem va s’arrêter à 69. Alizé Cornet a révélé au micro de Canal+ qu’elle mettrait fin à sa longue et riche carrière après le tournoi de Roland-Garros à la fin du mois de mai. « C’est le bon moment [pour arrêter] parce que c’est le résultat d’un long cheminement qui a duré plus de deux ans. Et là, ces derniers mois, ma pensée s’est précisée et je sens que c’est l’heure, tout simplement. Je n’ai pas envie d’être poussée vers la sortie (…) Je sens que j’ai un peu moins à donner en matière d'envie, et pour moi c’est le bon moment de dire au revoir au tennis », a expliqué Alizé Cornet. « J’ai eu d’immenses joies, mais en contrepartie des grosses déceptions, des moments de déprime et je pense que ça a été des montagnes russes finalement pendant vingt ans… ». Des hauts et des bas que 20 Minutes vous résume en photos.
Alors 645e mondiale, et âgée de seulement 15 ans, Alizé Cornet n’est connue que des suiveurs très attentifs du circuit secondaire, où son tempérament de combattante s’est déjà fait remarquer. La jeune niçoise explose aux yeux du grand public grâce à un tirage au sort capricieux qui l’oppose à Amélie Mauresmo au second tour sur le central. La 3e joueuse mondiale, pilier du tennis féminin tricolore des années 2000, vs la petite nouvelle, promise à prendre la relève. Les médias adorent et même si Cornet ne fait pas le poids (6-0, 6-2), elle s’est déjà fait une petite place au soleil.
La saison de la véritable révélation au plus haut niveau ne tarde pas plus que ça. En 2008, Alizé réussit une progression fulgurante pour intégrer le top 20 mondial en fin d’année, portée par un jeu de défense particulièrement efficace sur terre battue. C’est d’ailleurs sur cette surface qu’elle remporte son premier titre, à Budapest contre Andreja Klepac, quelques semaines après avoir atteint la finale du Masters de Rome en battant Schiavone et Kuznetsova, deux vainqueures de Roland-Garros en carrière. La Française ne fera jamais mieux dans les grands tournois, mais remportera tout de même six titres, dont le dernier en 2018 à Gstaad.
Le début d’année 2009 marque un tournant dans la carrière d’Alizé Cornet, alors aux portes du top 10. La 11e mondiale dispute un 8e de finale dantesque en Australie face à la n° 1 mondiale Dinara Safina, au cours duquel elle mène 5-2 au 3e set. Malgré deux balles de match, elle finit par s’incliner et déclenche sans le savoir une malédiction en Grand Chelem, où elle devra attendre treize ans de plus pour décrocher enfin une qualification en quarts de finale, toujours en Australie, en 2022.
Après plusieurs saisons compliquées, marquées par des éliminations crève-cœur en Grand Chelem, Alizé Cornet renaît en 2014, quand elle bat trois fois (rien que ça !) la numéro 1 mondiale Serena Williams, qui proposait alors sa meilleure version. Mais parmi ces trois matchs, le grand public retient surtout celui de Wimbledon, au 3e tour. Sur le court central, propriété de Serena dans ces années-là, la Niçoise réussit le match de sa vie ou presque (1-6, 6-3, 6-4) et confirme qu’elle est une « matcheuse » hors pair contre les grands noms du circuit.
A l’image de Gilles Simon chez les garçons, Alizé Cornet noue une drôle de relation avec la Fed Cup, une compétition qu’elle dispute inlassablement malgré un bilan plus que moyen (7 victoires et 17 défaites) et certains rendez-vous manqués, comme en 2016 à Strasbourg. La France mène 2-1 en finale contre les Tchèques, et Cornet a une première balle de match pour le titre, qu’elle ne saisit pas face à Strycova (6-2, 7-6). Derrière, les Bleues s’inclineront dans le double décisif. Moins indispensable ensuite, Cornet fait tout de même partie de l’équipe de France dirigée par Julien Benneteau qui va réaliser une immense performance en Australie en 2019 malgré la présence en face de la n° 1 mondiale Barty. Alizé n’a joué qu’un match au cours de cette campagne, mais cette victoire sonne comme une juste récompense pour son dévouement dans l’épreuve.
Déstabilisée, comme beaucoup d’anciens, par la vie du circuit sous Covid, Alizé Cornet ne cède pas à la décompression et continue de maintenir un niveau de jeu constant, qui lui permet enfin de faire exploser la barrière des 8es de finale en Grand Chelem contre Halep à Melbourne. De retour dans le top 40, la Française fait encore parler d’elle à Wimbledon, où elle écarte sèchement la Polonaise Iga Swiatek, pourtant invaincue depuis 37 rencontres. Sa dernière « perf » d’envergure sur le circuit.
D’une régularité de métronome depuis l’Open d’Australie en 2017, Alizé Cornet parvient à éviter les blessures et les chutes de résultat pour participer à chaque Grand Chelem du calendrier jusqu’à aujourd’hui. En août 2022, elle bat officiellement le record de la Japonaise Ai Sugyama, en disputant son 63e tournoi majeur consécutif. Et elle ne fait pas les choses à moitié, puisqu’elle y bat la Britannique Emma Raducanu, tenante du titre, en deux manches.
Bientôt retraitée, Alizé Cornet va pouvoir se consacrer pleinement à sa deuxième passion, l’écriture. Trois ans après la biographie Sans compromis, écrite de ses mains pendant le confinement et riche en anecdotes sur sa longue carrière, la Française a basculé dans le roman avec une deuxième livre en 2022, La valse des jours. Parviendra-t-elle jusqu’à 69 publications ?


















