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AU SECOURSBonjour tristesse… Un seul Français rescapé du premier tour à Bercy

Masters Paris-Bercy : Sept Français sur huit éliminés au premier tour, bonjour la nouvelle hécatombe tricolore

AU SECOURSAprès les éliminations successives de Bonzi, Fils et Monfils, ce mardi, seul Ugo Humbert représentera la France au deuxième tour du Masters 1000 de Paris-Bercy
Gaël Monfils s'est fait sortir au premier tour par Cerundolo, en trois sets, mardi, à Bercy.
Gaël Monfils s'est fait sortir au premier tour par Cerundolo, en trois sets, mardi, à Bercy.  - JULIEN DE ROSA / AFP
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

L'essentiel

  • Benjamin Bonzi, Arthur Fils et Gaël Monfils ont rejoint Mannarino, Van Assche, Müller et Gasquet dans la longue liste des Français éliminés au premier tour de Bercy.
  • Seul Ugo Humbert représentera donc la France au second tour, après sa victoire en deux sets, ce mardi, contre Marcos Giron.
  • Il affrontera Zverev mercredi, dans l’espoir de voir la couleur des 8es et éviter ainsi le pire bilan de 2018, durant lequel aucun Bleu n’avait atteint ce stade de la compétition.

Ça valait bien la peine de consacrer notre émission sportive hebdomadaire « Les croisés, tu connais » sur la régalade annoncée du côté de Bercy, avec un titre à la limite du racolage actif (« Vers un Bercy de légende ? ») pour se retrouver le museau dans le caniveau dès le deuxième jour du tournoi de tennis. Pourtant, promis-juré-craché, on ne vous a pas joué de la guimbarde. Non, on y croyait vraiment.

Arthur Fils étant appelé à un bel avenir, on l’imaginait bien passer un tour ou deux pour sa première participation ici, Adrian Mannarino était dans la forme de sa vie avant de poser son baluchon Décathlon dans le 12e arrondissement de Paris, Gaël Monfils venait de remporter le tournoi de Stockholm deux semaines plutôt et Richard Gasquet… Ben c’est Richard Gasquet, toujours prêt à nous offrir un peu de bonheur pour peu qu’on veuille croire en lui.

Franchement, il aurait fallu être bien défaitiste pour ne pas esquisser quelques espoirs pour ce dernier tournoi de la saison. Non ? Oui. Mais non. A l’arrivée, ce premier tour de Bercy 2023 aura vu, si l’on prend en compte les qualifications, 14 grognards se faire sortir sur les… 15 engagés sous les drapeaux.

Comment ça va ? Boh, comme un début de semaine à Bercy

Il faut dire que la journée de ce mardi avait commencé avec de faux airs de dimanche matin, avec une gueule de bois façon piolet dans le crâne après la défaite insupportable de Richie, la veille, malgré un premier set du feu de Dieu et une remontada blaugrana dans le troisième contre l’Américain Tommy Paul. Mais un Doliprane plus tard (et des œillères sur les yeux) et voilà qu’on repartait comme si de rien n’était, naïfs que nous sommes. Avant de redescendre de douze étages en début d’aprèm avec la (très) sale élimination d’Arthur Fils, balayé sans combattre par Daniel Altmaier, pourtant moins à l’aise en indoor que sur terre battue. Résultat, 6-2, 6-4, prenez un chewing-gum Emile.

Restait alors seulement deux lascars pour éviter le grand chelem de la loose à la France. Et c’est Ugo Humbert qui s’y collait en premier et devenait, sur les coups de 16h35, le premier national de l’étape à franchir le cap du premier tour. Une victoire tout en maîtrise, en deux sets, contre l’Américain Marcos Giron (59e mondial et issu des qualifs). « Je m’attendais à un match pas facile, je suis resté sérieux. J’ai quand même bien servi, je trouve. J’ai fait le job, je suis content de mon premier match », a-t-il savouré en conférence de presse.

A-t-il ressenti une pression particulière, se sachant l’avant-dernière chance de ne pas finir fanny ? « Non, cela n’a rien changé, répond-il. Je fais mon truc depuis un an. J’essaie déjà de me concentrer sur ce que j’ai à faire. Je trouve que je le fais plutôt bien. Il n’y a pas de pression. J’essaie simplement de faire mon max. Je suis quasiment à mon meilleur classement, j’ai bien joué ces dernières semaines. Je suis très relax par rapport à cela. »

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La Monf passe tout proche

Revigoré par ce rayon de soleil dans la grisaille, le public de Bercy voulait croire à une fin de journée en apothéose (oui, chez nous, deux Français au deuxième tour de Bercy on appelle ça une apothéose) au moment où Gaël Monfils a déboulé sur le Central pour affronter l’Argentin Cerúndolo. Mais les Argentins et nous, depuis quelque temps, voilà quoi… Malgré un premier set arraché dans la douleur, mais arraché tout de même, la Monf n’a pas réussi à concrétiser sa première balle de match lors du deuxième acte.

« Si ça va au troisième, il est cuit », se disait-on alors. Mais là encore, le garçon est parvenu à retrouver du peps, des jambes et quelques coups de folie, pour enflammer le Central et faire le break (3-1) et (presque) le double break. Avant de s’effondrer et de laisser s’envoler la victoire (6-4, 6-7, 5-7). « J'ai mal joué ma balle de match, mais pas que ça, a-t-il analysé après sa défaite. Je peux faire mieux sur pas mal de choses, pas mal de points, faire ce double break pour me mettre un peu plus à l’abri. Après, bravo a lui, il a fait son match, il est 20e mondial. Mais j’ai proposé une bonne bagarre, je prends plus le positif que le négatif de ce match. »

C’est aussi ce qu’on va faire ce mardi soir, en misant désormais tout sur Ugo Humbert, de nouveau numéro 1 français à l’ATP. Car l’enjeu n’est pas mince, mine de rien, il s’agira d’éviter, mercredi, contre Alexander Zverev, d’égaler le triste record de 2018, année pas franchement érotique où aucun de nos compatriotes n’avait atteint les 8es de finale.

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