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Zverev révèle son diabète et lance une fondation de lutte contre la maladie

Zverev révèle son diabète et lance une fondation pour lutter contre la maladie

TENNISLe numéro 2 mondial, qui souffre d’un diabète de type 1 depuis son enfance, a longtemps eu honte de sa maladie, au point de se cacher pour s’injecter de l’insuline une fois dans le circuit pro
Aymeric Le Gall

A.L.G. avec AFP

Le numéro 2 mondial allemand Alexander Zverev a révélé samedi qu’il était diabétique depuis son enfance et qu’il venait de créer sa fondation, la « fondation Alexander-Zverev », afin de lutter contre cette maladie. « Le 6 août 2022 est un jour très spécial pour ma famille et moi-même. Aujourd’hui, la fondation Alexander-Zverev est née officiellement, pour venir en aide aux enfants souffrant de diabète de type 1 et aider les gens à prévenir un éventuel diabète de type 2 en menant une vie saine et active », a écrit le finaliste de l’US Open 2020 sur son compte Instagram.

Le même jour, Zverev a déclaré dans une interview à RTL/ntv. avoir décidé de lancer avec son frère Mischa Zverev cette fondation, basée à Hambourg, sa ville natale, « pour montrer au monde qu’il ne faut pas se fixer de limite à cause de cette maladie ». Le champion olympique en titre, diagnostiqué diabétique à l’âge de trois ans et demi, s’est confié dans un long entretien à L'Equipe, lundi, où il explique comment il gère sa maladie.

Un sentiment de honte qui a mis longtemps à s'estomper

« J’ai le lecteur dans mon sac de raquettes. L’ATP m’autorise à l’utiliser (…) Je me contrôle à chaque changement de côté. Je n’ai pas de pompe à insuline, je fais les injections moi-même. J’ai toujours mon stylo à insuline avec moi », explique-t-il au quotidien sportif français. Si le joueur de 25 ans arrive aujourd’hui à parler ouvertement de sa maladie, ce ne fut pas toujours le cas. Dans L’Equipe toujours, Zverev a révélé avoir longtemps eu « honte » de son diabète.

« J’ai eu beaucoup de mauvaises expériences quand j’étais petit, a-t-il confié. Parfois, j’étais invité aux anniversaires de copains d’école et leurs parents ne me laissaient pas manger de gâteau. Ils me disaient : "Tu as la maladie du sucre, tu n’as pas le droit d’en manger". J’étais exclu. Aujourd’hui, je veux aider en racontant mon histoire. » Devenu professionnel, ce sentiment ne s’est pas tout de suite estompé. « Ça m’a pris énormément de temps [pour ne plus avoir honte]. Vers 17-18 ans, quand les journalistes me demandaient si j’étais diabétique, je niais. Au début, même sur le circuit, je me cachais pour m’injecter de l’insuline, je faisais ça aux toilettes. »