« Il y a trop de public à Strasbourg... » Alizé Cornet chauffe la terre battue pour son entrée dans le tournoi

TENNIS La Française a critiqué le protocole sanitaire... avant de gagner sur le terrain

T.G. avec AFP

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Alizé Cornet a réussi son entrée aux Internationaux de Strasbourg ce lundi.
Alizé Cornet a réussi son entrée aux Internationaux de Strasbourg ce lundi. — T. Gagnepain / 20 Minutes
  • Alizé Cornet n’a pas apprécié son premier passage aux Internationaux de Strasbourg, dimanche. Elle a regretté que le public soit trop proche des joueuses, ce qui revient à remettre en cause le protocole sanitaire.
  • Dans la soirée de dimanche, le directeur du tournoi lui a répondu. Tout est fait pour que les joueuses ne rencontrent pas le public, ni même les journalistes », a déclaré Denis Naegelen.
  • Ce lundi, la joueuse était plus détendue après sa victoire face à Polona Hercog. Elle a tenu à revenir sur ses propos de la veille.

Alizé Cornet n’est pas connue pour avoir sa langue dans sa poche. Elle vient encore de le prouver. Juste avant son entrée en lice ce lundi aux Internationaux de Strasbourg, la Niçoise s’en est pris au protocole sanitaire, visiblement insuffisant à ses yeux.

« Je trouve qu’ici à Strasbourg il y a trop de public. Je pense que les joueuses ne sont pas à l’aise avec ça. Le fait qu’il y ait du public dans les tribunes n’est pas forcément néfaste mais ces gens-là se retrouvent dans les allées avec nous (…), demandent beaucoup de photos et d’autographes à toutes les joueuses et c’est dur de refuser. Je suis contente qu’il y ait du public mais je pense que ça pourrait être mieux séparé », a-t-elle expliqué à un journaliste de l’AFP, avant d’en ajouter une couche.

« C’est complètement paradoxal car nous on nous enferme dans un hôtel, on nous empêche de sortir, on prend tout le protocole hyper à la lettre, et à côté de ça on va côtoyer des gens qui sont là en masse et qui ne respectent pas du tout la distanciation sociale (…) donc il y a quelque chose qui cloche. »

Un protocole sanitaire de 66 pages

Dans la soirée de dimanche, le directeur du tournoi, Denis Naegelen, lui a répondu par médias interposés. « Il n’y a pas de bulle chez nous. La WTA a demandé à chaque joueuse d’avoir un comportement responsable, de rester dans les espaces protégés qui sont attribués aux joueuses. Quelqu’un du public ou de l’organisation ne peut pas être en contact direct avec les joueuses. On a mis en place un protocole sanitaire de 66 pages qui a été écrit après des dizaines d’heures de réunion avec l’Agence régionale de santé, la Fédération française de tennis et les services de sécurité de la WTA », a-t-il rétorqué avant d’évoquer « une signalétique, des circuits à sens unique : tout est fait pour que les joueuses ne rencontrent pas le public, ni même les journalistes. »

Ce lundi, interrogé par 20 Minutes, l’organisateur a regretté « qu’Alizé ne soit pas venu [lui] en parler directement. » L’intéressée, elle, a tenté de mettre fin à ce débat. « Mes déclarations ont été hyper montées en épingle… Je ne suis pas étonnée, c’est toujours le cas dès qu’un joueur dit quelque chose d’original. Ce n’est pas ce qu’a voulu dire le fond. Moi, je suis la première à être contente qu’il y ait du public, je suis une show-man (sic) par excellence et j’adore partager mes émotions avec le public. »

« C’était un peu anxyogène pour nous »

Puis l’actuelle 51e mondiale a tenu à préciser sa pensée : « Je trouvais que sur le site, il y avait des endroits où le public et les joueuses étaient mélangés et que ces endroits devaient être mieux séparés. Dimanche, il y avait beaucoup de monde et nous, on était au milieu de cette foule. C’était un peu anxyogène pour nous, ce n’était pas que pour moi. Mais aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre. »

Comme son tennis. Sur la terre battue au pied du Parlement Européenn, la Française a livré un match solide face à Polona Hercog (n°50), remporté 6-3 6-3. « Je suis contente de mes sensations », a résumé Alizé Cornet, qui a remercié les jardiniers pour la qualité du terrain. « Le central est particulièrement beau, c’est super agréable […] Ce n’est pas toujours le cas. Le tournoi de Rome est magnifique mais les courts de Rome sont parfois… des champs de patates. » Et hop, un nouveau smash !