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« Il est effondré... », on vous raconte les coulisses du forfait de Nadal

Masters 1000 de Paris-Bercy : « Il est effondré »... Récit de la malédiction qui frappe Nadal à Bercy

TENNISComme (presque) tous les ans, Rafael Nadal a fini par jeter l’éponge à Bercy à cause d’une blessure aux abdominaux
Aymeric Le Gall

A.L.G.

De notre envoyé spécial à Bercy,

Il y a deux Paris pour Rafael Nadal. D’un côté, celui, joyeux, du côté de la porte d’Auteuil à Roland-Garros, où l’Espagnol écrase régulièrement la pseudo-concurrence. De l’autre, le Bercy maudit qui l’aura vu déclarer forfait 9 fois lors de ses 14 dernières éditions… Cette année, rebelote donc. En effet, quelques minutes après la qualification de Novak Djokovic pour la finale du Masters 1000 de Paris Bercy, et alors que tout le monde rêvait enfin d’une finale digne de ce nom (après celle de 2015 entre le Serbe et Andy Murray), on a appris le forfait de Rafael Nadal, qui devait affronter Dennis Shapovalov samedi après-midi.

Dans la salle de presse de Bercy, tout a commencé par des murmures, une rumeur, « quoi, Nadal est forfait ??? Mais non… ». On a ensuite compris ce qui se passait en regardant sur les télés les visages médusés des spectateurs qui venaient d’apprendre la nouvelle au micro. Puis l’annonce officielle est tombée.

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La malédiction de Bercy

L’Espagnol, qui avait déjà dû déclarer forfait lors des deux précédentes éditions, a ressenti une douleur aux muscles des abdominaux, samedi lors de son entraînement. Après un rapide passage par le docteur du tournoi, Rafa a passé une échographie. « Nous avons vu quelque chose à l’image. Peut-être est-ce une déchirure », a-t-il annoncé, la tête basse, lors d’une conférence de presse improvisée dans l’urgence.

Malgré cela, le joueur a tout de même testé la solidité de ses tablettes lors d’un ultime practice peu de temps avant le début de son match. « Je pense que cette douleur abdominale ne me permet pas de servir au niveau exigé pour être compétitif. Je suis triste car jusqu’ici je me sentais très bien », a soufflé l’actuel numéro deux mondial. Censé disputer le Masters de Londres (du 10 au 18 novembre prochain), le Majorquin ne sait pas encore s’il devra là aussi jeter l’éponge. « C’est mathématiquement possible [d’être présent à l’O2 Arena] », a-t-il simplement déclaré. La question se posera peut-être aussi pour la Coupe Davis, qui commence à Madrid le 18 novembre…

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« C’est une grosse déception car il jouait vraiment un très bon tennis »

Dans la foulée de la conf de Nadal, Guy Forget, le président du tournoi, a tenu lui aussi à se présenter devant la presse pour évoquer la mauvaise nouvelle. « C’est une grosse déception car il jouait vraiment un très bon tennis. On était pas mal d’anciens spécialistes à nous dire que son niveau de jeu en indoor avait rarement été aussi élevé. Ce match contre Shapovalov promettait des étincelles…, a-t-il regretté. C’est dommage car il nous a dit qu’il prenait du plaisir sur le terrain jusqu’ici. Il est effondré de devoir quitter le tournoi de cette façon-là. »

Relancé sur le tournoi d’exhibition auquel Nadal a participé au Kazakhstan juste avant de débarquer à Bercy et qui lui a peut-être coûté cette demi-finale, Guy Forget a habillement dégainé sa langue de bois : « Au moins il est venu. Depuis que je le connais, il a toujours eu un engagement sans faille, c’est un grand professionnel, il est toujours présent quand on l’attend. Est-ce qu’on peut lui jeter la pierre ? Sincèrement je ne crois pas. » Rendez-vous l’année prochaine, donc. Pour un nouveau forfait, diront les mauvaises langues (et les réalistes).