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«Dix titres, c’est un chiffre magique», Toni Nadal a du mal à y croire

Roland-Garros: «Dix titres, c’est un chiffre magique», Toni Nadal a du mal à y croire

TENNISL’oncle et entraîneur de Rafael Nadal a vécu son dixième et dernier sacre à Paris…
Julien Laloye

Propos recueillis par Julien Laloye

De notre envoyé spécial,

D’habitude si discret après les victoires de son neveu, Toni Nadal, l’entraîneur de Rafael, a lui aussi eu son moment de gloire sur le Central. L’homme à la casquette blanche a été invité par l’organisation à venir brandir une réplique de la Coupe des mousquetaires aux côtés de son « Rafa », vainqueur quelques minutes plus tôt de son dixième Roland-Garros, un record qui aura du mal à être battu de notre vivant. Les yeux rougis par l’émotion, Toni, qui a annoncé qu’il n’entraînerait plus le meilleur joueur de l’histoire sur terre battue l’an prochain, est venu partager ses impressions avec nous.

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Rafael qui remporte dix fois Roland-Garros, ça doit vous sembler irréel ?

Ça représente plus que neuf (rires). Neuf quand j’y pense, pour moi c’était déjà incroyable, mais c’est vrai que dix, ça semble magique, c’est un numéro spécial.Je suis surtout content parce qu’il a gagné un nouveau tournoi du Grand Chelem et que ce soit à Roland-Garros parce que ça veut dire qu’il est de nouveau le meilleur joueur du monde sur terre battue.

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Vous avez douté de lui après les blessures qui ont gâché ses dernières saisons ?

Trois ans sans gagner un Grand Chelem, c’était difficile. On se demandait s’il allait pouvoir en gagner un autre, c’est normal, mais moi j’y ai toujours cru, toujours. Mes enfants qui sont de grands fans de Rafael me demandent tout le temps « Tu crois qu’il peut encore gagner un tournoi du Grand Chelem Rafa ? », je réponds toujours oui, c’est possible. Je ne le dis pas parce que c’est mon filleul, mais parce que j’en ai toujours été convaincu.

De quoi êtes-vous particulièrement fier ?

Quand on s’est parlé en novembre pour préparer la saison, j’ai dit à Rafael quatre choses. « On doit retrouver ton coup droit, on doit améliorer le service, on doit retrouver ton visage de champion, et on doit retrouver ton statut de numéro 1 sur terre battue ». Cette victoire, c’est la confirmation qu’il a réussi.

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Vous avez annoncé que c’était votre dernier Roland-Garros avec votre neveu ? Vous êtes déjà nostalgique ?

Je suis surtout très heureux de ce nouveau titre. Bon, un peu nostalgique aussi parce que je préférerais être plus jeune et revenir aux premières années (rires). Je n’aurais jamais pensé qu’on aurait pu gagner dix fois Roland-Garros, c’est incroyable. Je maintiens ce que j’ai dit. Vous ne me verrez plus jamais en tant que coach de Rafael, mais j’espère être dans les tribunes pour le voir gagner encore quelques fois ici.