Roland-Garros: Gasquet contre Murray? Six raisons de croire à un exploit

TENNIS Richard Gasquet n'a jamais dominé Andy Murray en Grand Chelem...

Romain Baheux
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Richard Gasquet se qualifie pour les quarts de finale ce 29 mai 2016 à Roland-Garros
Richard Gasquet se qualifie pour les quarts de finale ce 29 mai 2016 à Roland-Garros — Alastair Grant/AP/SIPA

A Roland-Garros,

Si la pluie le permet, ce 1er juin 2016 s’annonce comme le jour de gloire de Richard Gasquet à Roland-Garros, celui où il sortira avec panache Andy Murray pour rejoindre les demi-finales du tournoi parisien et marcher sur les pas de ses potes Monfils et Tsonga. Comment, vous en doutez ? Comme on savait que vous seriez sceptique, on vous a trouvé six bonnes raisons de croire que le Français, incapable de dominer l’Ecossais en Grand Chelem jusqu’à présent, va nous régaler.

  • Parce qu’il n’y a pas de malédiction des quarts

OK, Richie se trimballait cette encombrante malédiction des huitièmes à Roland-Garros comme une casserole attachée à la queue d’un chien. Mais premièrement, c’est réglé depuis dimanche et sa victoire contre Kei Nishikori, et deuxièmement, son bilan en quart de finale de Grand Chelem est plutôt pas mal. En quatre tentatives, le Français n’a été éliminé qu’une fois, lors du dernier US Open où Roger Federer l’avait balayé en trois sets. Aux dernières nouvelles, le Suisse soulevait de la fonte.

  • Parce que notre Richard est serein

On ne l’a croisé que quelques secondes devant le self des joueurs mardi mais on a senti le Gasquet plus serein qu’un régiment de bonzes. Une version confirmée par son entraîneur Sébastien Grosjean, venu faire le boulot devant la presse à la place de son protégé. « Il est assez relâché. Je le sens confiant, prêt à jouer Andy. Il a confiance en ses capacités. » Vas-y champion.

  • Parce qu’il l’a déjà fait sur terre battue

C’était en 2012, au Masters de Rome, et le Français avait dominé l’Ecossais en trois manches (6-7, 6-2, 6-3). On veut la même interview d’après-match mercredi en fin d’après-midi, anglais pourri inclus.

  • Parce que l’Ecossais n’est pas au top

Loin de nous l’idée de faire injure à Murray et ses neuf finales de Grand Chelem. Mais il faut bien dire que son Roland n’est pas une promenade de santé. S’il a dominé Isner et Karlovic avant de jouer Gasquet, il lui a fallu cinq sets pour battre Radek Stepanek et autant pour battre Mathias Bourgue, bénéficiaire d’une wild-card. « Vu la forme de Richard, ça sera du 50-50 contre Murray », nous a même expliqué le Français. Faîtes lui confiance.

  • Parce que son match risque d’être interrompu par la pluie

Météo France est formel : la région parisienne risque d’être mouillée par une petite averse dans l’après-midi. Si l’Ecosse est plus rattachée que Béziers aux averses dans l’imaginaire collectif, Richie a montré contre Nishikori qu’une interruption de son match par la pluie lui servait à se remettre les idées en place. On voit déjà la scène : Gasquet mené deux sets à rien, la flotte tombe, il va se faire chauffer par son clan et revient gagner en cinq manches sur un Central en folie. Orgasmique.

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  • Parce que ses coachs déchirent

Il n’y a pas match entre les boxes des joueurs. Depuis sa séparation avec Amélie Mauresmo en mai, Murray est coaché par Jamie Delgado, ancien joueur britannique qui n’a jamais fait mieux qu’un deuxième tour à Wimbledon. En face, Gasquet bénéficie de l’expertise de Sébastien Grosjean, quatre demi-finales de Grand Chelem au compteur, et surtout de Sergi Bruguera, double vainqueur de Roland-Garros. Va t’acheter un coach Andy.