Richard Gasquet lors de son match contre Kei Nishikori le 29 mai 2016 à Roland-Garros.
Richard Gasquet lors de son match contre Kei Nishikori le 29 mai 2016 à Roland-Garros. — BPI/Shutterstock/SIPA

TENNIS

Roland-Garros: On a décrypté les tics de Richard Gasquet

Le Français affronte Andy Murray mardi en quart de finale...

A Roland-Garros,

Avec le forfait de Rafael Nadal, Richard Gasquet est devenu le maître de Roland-Garros. Enfin, le maître des tics. Car si l’Espagnol aurait pu remplacer Dustin Hoffman dans Rainman, le Français, opposé à Andy Murray mardi en quart de finale, se pose aussi là en matière de petites habitudes bizarres. Explications avec son paternel, Francis.

  • Garder la balle gagnante

C’est LE tic le plus emblématique du stressé de Sérignan. A chaque point gagné sur son service, Richie s’empresse de demander la même balle, comme si elle avait été subitement bénie par les dieux du tennis. « Je l’assume à 100 % », lance Gasquet. Oui, mais tu irrites aussi un poil tes adversaires quand les ramasseurs doivent faire effectuer un tour de court à ta balle. Lors du Roland 2013, le Polonais Michal Przysiezny l’avait privé de ce petit plaisir à deux reprises en mettant la balle gagnante dans son short.

Richard Gasquet au service contre Kei Nishikori le 29 mai 2016 à Roland-Garros.
Richard Gasquet au service contre Kei Nishikori le 29 mai 2016 à Roland-Garros. - Alastair Grant/AP/SIPA

L’avis de papa : « Il ne le faisait pas quand il était gamin, ça lui est venu plus tard, quand il s’est lancé sur le circuit professionnel. Comme la qualité de son jeu dépend beaucoup de son service, c’est une manière d’essayer de contrôler la chose. Quand il ne le fait pas, c’est vraiment qu’il est mal dans le match. C’est donc plutôt une bonne chose de le voir faire ça. »

  • Toucher la terre avec sa raquette

On passe sur du encore plus bizarre. Avant certains points cruciaux, Richard Gasquet tapotte le sol de sa raquette. Contre Kei Nishikori, on l’a ainsi vu faire son drôle de cérémonial à quatre endroits différents du court. Etrange hein ? Bon, toujours moins que Nadal qui refuse de marcher sur les lignes en dehors des points.

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L’avis de papa : « Le petit coup qu’il met, c’est sa manière à lui de se concentrer. Il matérialise le court, il veut que son esprit reste sur le terrain et ne parte pas vagabonder à ce moment précis. »

  • Le faux ami : changer de grip

La scène vous a sans doute amusé dimanche. A chaque changement de côté, le Français s’imposait une intense séance de changement de grip. Mais attention, on n’est pas sur une superstition mais sur « une habitude », selon le principal concerné. « Tout le monde voit bien à quel point je transpire, sur tous les tournois du monde entier. Dès les premiers jeux, je sue, je sue… Il faut vraiment que je change le grip, ça glisse. » L’habitude a fait de lui un véritable recordman de vitesse de la spécialité, comme le montre cette vidéo du Wall Street Journal.

L’avis du papa : « Le grip ne peut pas si vite se détériorer, on sent surtout qu’il a besoin de s’occuper lors des changements de côté en tripotant quelque chose. C’est une manière de faire autre chose tout en restant dans le match via cette tâche. On dédramatise l’instant, mais on ne sort pas de la confrontation. »