US Open: Quatorze très bonnes raisons de ne pas croire une seule seconde à l’exploit de Gasquet face à Federer

TENNIS Et de rester bien tranquillement au lit cette nuit…

B.V. et N.C.

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Richard Gasquet à l'US Open, en 2015
Richard Gasquet à l'US Open, en 2015 — AFP

Comme le dirait si bien Richard Gasquet, « c’est dur ». Se lever à 2 heures du mat' en pleine semaine pour regarder un match de tennis, quart de finale de Grand Chelem ou pas, c’est à vous foutre en l’air un rythme de vie. Surtout quand au bout du compte notre Français va se faire retourner en une heure et demie. Habituellement apôtre des espoirs impossibles et porteur fier du drapeau tricolore, 20 Minutes espère de conjurer le sort en la jouant franc-jeu : Richard Gasquet va se faire massacrer par Roger Federer et on vous explique 14 fois pourquoi. Pourquoi 14 ? Parce que c’est le nombre de victoires en carrière du Suisse sur le Français.

1. Parce qu’en 16 confrontations, le Français n’a gagné que deux fois

Et que si l’on divise deux par seize et qu’on multiplie le résultat par 100, ça nous fait du 12,5. Soit 12,5 % de victoires pour Richard Gasquet dans toutes ses confrontations face à Roger Federer depuis leur première, d’ailleurs remportée par le Français en… 2005.


2. Parce que Federer mène 17 sets à 1 sur dur

Après ça promis c’est fini avec les stats à la con. Mais quand même, sur dur, Gasquet c’est un seul set remporté sur 17 joués face à Federer. Peu flatteur pour notre Richard cœur de lion. D’autant plus que ce fameux set date quand même de 2006. Depuis, dès que les deux hommes se jouent sur du béton, c’est branlée sur branlée.


3. Parce que Federer joue le feu en ce moment

Juste pour info, le dernier match perdu par Roger Federer, c’était la finale de Wimbledon en juillet. Depuis, le Suisse massacre tout sur son passage. Pas le moindre set perdu, une victoire facile sur Djokovic en finale du Masters de Cincinnati, un revers réglé comme jamais, un coup droit toujours aussi précis. Et surtout le sentiment qu’il s’agit peut-être de sa dernière vraie chance d’aller chercher un tournoi du Grand Chelem supplémentaire.

Bref, parce qu’en ce moment, il claque des coups comme ça

4. Parce que bon, Richard… ça reste Richard quoi…

On l’adore hein, mais faut pas déconner non plus. Battre Federer en trois sets gagnants en quart de finale de Grand Chelem ? Autant miser sur une victoire du XV de France à la Coupe du monde avec un drop gagnant de Mathieu Bastareaud à la dernière seconde.

5. Et puis bon, « pfiouuu, cinq sets, c’est long quand même »

Hein Richard ? D’ailleurs, à chaque fois qu’il a affronté Federer en trois sets gagnants, il n’en a pas gagné un seul.

6. Parce que quand Gasquet ferme les yeux, il voit toujours ça


7. Parce que lui-même n’y croit pas une seconde

Richard après sa victoire sur Berdych, en huitièmes : « Le prochain tour s’annonce difficile, on connaît Roger (Federer), il faudra bien jouer, mieux jouer. On connaît ses qualités : il est rapide, il prend la balle tôt, ce qui est impressionnant, c’est qu’il évolue tout le temps, c’est un joueur phénoménal. » Tout est dit.

8. Parce qu’un bon Richard, c’est un Richard qui perd (en menant 2 sets 0)

Imaginez la scène : Richard Gasquet mène deux sets à rien (oui bon…), se crispe un peu et se fait embarquer dans un cinquième set par Federer (là d’accord). Et là… il ne s’effondre pas. Non, il reste à la bagarre et finit par rendre fou l’horloger suisse pour l’emporter 7-5. Non, soyons sérieux, gagner ce match irait totalement à l’encontre de la légende que s’est forgée Richie ces dix dernières années à la force (de la tendinite) du poignet. On ne fait pas s’évaporer comme ça les valeurs qui cimentent la congrégation des admirateurs de Gasquet comme ça.

9. Parce que même au jeu de la calvitie, Richard a perdu

Roger 2005 vs Roger 2015


Richard 2005 vs Richard 2015

10. Parce que ce genre de points, ça n’arrive qu’une fois dans une vie

Et certainement pas deux fois dans le même tournoi


11. Parce que toute façon il méritait d’être éliminé dès le premier tour

Et là encore, c’est lui-même qui l’a dit. Alors qu’il était mené 2 sets à 1 par l’Australien Kokkinakis au premier tour, ce dernier a complètement craqué à cause de terribles crampes. « Il jouait mieux que moi, je faisais beaucoup d’erreurs, le court était rapide, convenait Gasquet. C’est plutôt un petit court, et ce sont des conditions qui me désavantagent grandement, je suis donc quand même content de m’en être sorti ». Richard being Richard.

12. Parce qu’on n’a VRAIMENT pas envie de l’entendre répondre à une interview en anglais

« Roger is a very good player. I am very happy ». On se passera de Jean-Michel Fluent pour ce coup-ci.

13. Parce qu’il faut quand même super-chaud à New-York en ce moment

 

 
Richard Gasquet à l’US Open, en 2015 - AFP/SIPA/AFP


14. Parce qu’il paraît que le « gros con » a réservé sa place en tribunes