Angleterre - Fidji : « Du très bon travail », Le XV de la Rose (trop) confiant malgré sa victoire poussive
RUGBY•Les Anglais se sont félicités de leur qualification en demi-finales de la Coupe du monde de rugby 2023 malgré leur victoire poussive acquise en toute fin de match contre les Fidji (30-24), dimanche au stade VélodromeAdrien Max
L'essentiel
- Le XV de la Rose s’est imposé face aux Fidji (30-24), samedi au stade Vélodrome lors des quarts de finale de la Coupe du monde de rugby 2023.
- Les hommes de Steve Borthwick se sont félicités de cette qualification de demi-finale.
- Mais les Anglais ont eu une poule facile avant de longtemps douter face aux Fidji, et la suite s’annonce plus compliquée.
Au stade Vélodrome,
Beaucoup de suffisance, pour une petite performance. A l’image de son capitaine Owen Farrell, le XV de la Rose a fanfaronné après sa qualification en demi-finales de la Coupe du monde de rugby 2023 malgré une victoire poussive contre les Fidji (30-24), acquise en toute fin de match, dimanche au stade Vélodrome.
Certes la première mi-temps de ce quart de final a été dominée par les Anglais, à cause des innombrables fautes des Fidjiens beaucoup trop maladroits pour espérer quoi que ce soit. Avec comme mince espoir un essai transformé (28e) quelques minutes après une pénalité réussie (24e), face à la punition du capitaine anglais et ses trois pénalités (11e, 34e, 38e) et une transformation (23e).
« C’est un leader fantastique, il est essentiel sur le terrain, c’est formidable joueur qui sait relever les défis et répondre au contexte. On a beaucoup de chance d’avoir Owen, je suis fier de lui et de façon sa façon de diriger l’équipe », l’a félicité son sélectionneur Steve Borthwick en conférence de presse. Pour un score de 21-10, grâce à un autre essai de Tuilagi (14e), en faveur de l’Angleterre à la mi-temps.
Doute jusque dans les dernières minutes
Mais les coéquipiers d’Owen Farrell sont ensuite retombés dans leurs travers en subissant de plein fouet la puissance des Fidjiens. Au point d’être incapable d’aller inscrire un nouvel essai devant la volonté défensive des avants au short orange et maillot noir, après la mi-temps. Tout comme d’arrêter la rapidité des ailiers et des arrières, pour finalement encaisser deux essais coup sur coup (64e, 68e). De quoi replonger en plein doute et relancer complètement une équipe qui les avait battus en match de préparation.
Alors oui, « il faut accorder un immense mérite aux Fidji », et à cette « séquence en milieu de deuxième période où ils ont marqué coup sur coup des essais qu’ils sont les seuls à pouvoir marquer », comme l’a fait Steve Borthwick, mais c’était les Fidji en face. Pas les Blacks, ni la France ou l’Afrique du Sud. Et les Iliens ont perdu deux fois en phases de groupe, contre le Pays de Galles et surtout le Portugal.
Et il a fallu attendre les dernières minutes du match, et comme très souvent le pied d’Owen Farrell pour finalement savourer. Avec un drop (72e) plutôt que d’aller chercher l’essai alors que les Fidji semblaient cramer. Et une pénalité (78e), histoire de vraiment gagner à l’anglaise.
« On est capable d’être au rendez-vous »
« Nous sommes ravis d’avoir gagné ce match, l’équipe a accompli du très bon travail en poule, là c’est un grand quart de finale », savourait sans se priver Owen Farrell. Quand son sélectionneur préférait tacler les détracteurs de son équipe en positivant un maximum :
« « Beaucoup de personnes n’auraient pas misé sur nous pour passer les poules, peut-être même dans cette pièce, mais on a fait une super phase de poules. L’équipe a progressé au fil de la compétition et on démontre qu’on est capable d’être au rendez-vous quand il le faut. » »
Sauf qu’après une phase poule réussie, mais clémente avec l’Argentine, le Japon, les Samoa et le Chili pour quatre victoires en quatre matchs, cette qualification en demi-finale reste poussive. Nos yeux de non expert n’ont pas vu de très grande différence entre l’Angleterre victorieuse de l’Argentine pour son premier match, déjà au Vélodrome, et celle de ce quart de finale. Mais son jeu au pied reste redoutable. Et le XV de la Rose est toujours là, et tout le monde ne peut pas en dire autant, hein les petits Bleus.


















