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On n’est pas bien avec cette finale de rêve entre Toulouse et le Leinster ?

Stade Toulousain : On n’est pas bien avec cette finale de rêve contre le Leinster ?

Champions CupLes deux plus belles équipes d’Europe se retrouveront le 25 mai à Londres
Nicolas Stival

Nicolas Stival

L'essentiel

  • Le Stade Toulousain, tombeur des Harlequins (38-26) ce dimanche en demi-finale de Champions Cup, affrontera le Leinster en finale le 25 mai au stade de Tottenham, à Londres.
  • La province irlandaise avait de son côté battu une autre équipe anglaise, Northampton (20-17), samedi dans la première demie.
  • Toulouse reste sur quatre défaites de rang face aux ogres de Dublin, mais possède les armes pour ajouter un sixième sacre européen à son palmarès.

Au Stadium de Toulouse,

Du haut de cette finale de Champions Cup, neuf sacres vous contemplent. Le choc du 25 mai au stade de Tottenham, à Londres, fait déjà saliver tout fan de rugby normalement constitué. Le Stade Toulousain, détenteur du record de titres (cinq), va se frotter à sa bête noire, la province irlandaise du Leinster (quatre).

« Toutes les finales sont belles, mais celle-là l’est d’autant plus », avoue François Cros, le 3e ligne des Rouge et Noir, élu homme du match dimanche lors de la spectaculaire demi-finale remportée dimanche (38-26) face aux Anglais des Harlequins.

« C’est une équipe qui nous a éliminés pas mal de fois », a poursuivi le plus brillant des hommes de l’ombre. La province de Dublin, tombeuse d’autres Anglais, ceux de Northampton, samedi (20-17), mène huit à six dans l’histoire tumultueuse des face-à-face contre Toulouse. Surtout, elle a remporté les quatre derniers, dont trois demi-finales à domicile, chaque fois sur des scores nets et sans bavure, en 2019, 2022 et 2023.

« Plus dur de mettre des essais »

Seulement, sur terrain neutre, ce sera probablement une autre histoire. On le souhaite aux Toulousains, en tout cas. « Ce sera sans doute un match qui ressemblera à celui d’aujourd’hui [dimanche], pronostique Jean Bouilhou, entraîneur des avants stadistes. Mais le Leinster sera plus présent en défense. Ce sera plus dur de mettre des essais. »

Toulouse en a tout de même planté six aux Harlequins, après en avoir collé cinq au Racing 92 en 8es de finale (31-7) et neuf à Exeter – encore une équipe anglaise – en quart (64-26). Il n’en fallait pas moins.

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A la mi-temps pourtant, les 32.494 spectateurs (très précisément et très officiellement) du Stadium – plus l’intégralité de la tribune de presse, avouons-le – pensaient l’affaire pliée. Le score de 31-12, dont un doublé express d’Antoine Dupont qui semblait avoir assommé Marcus Smith et ses copains, ressemblait à un visa pour Londres.

Et puis, deux essais au retour des vestiaires ont remis les hommes aux maillots Desigual dans la partie, à cinq petits points de Stadistes soudainement bien fébriles (31-26). « J’ai eu la sensation qu’on a voulu plus gérer que jouer, constate le manager général Ugo Mola. Et ça, franchement, on ne sait pas faire. C’est une petite leçon pour la suite. »

Merci « Doudou » !

Un grattage salvateur de Dorian « Doudou » Aldegheri, un pétage de plombs de Jack Walker, le talonneur anglais tout heureux de ne prendre qu’un jaune pour une tentative d’homicide sur Dupont, et enfin un ultime essai de Juan Cruz Mallia, détendaient finalement l’île du Ramier et toute une ville.

Trois ans après, le Stade Toulousain peut rêver d’un nouveau doublé Champions Cup – Top 14 qui boosterait une natalité en berne, avec d’ici neuf ou dix mois une flopée d’autocollants « Petit Stadiste à bord » collée au cul des voitures du « 3-1 ». Mais il faudra pour cela passer sur le corps de James Lowe, auteur des trois essais du Leinster samedi en demi-finale, et de tous ses solides amis, sans doute les seuls joueurs de rugby de la galaxie face auxquels les Rouge et Noir font un complexe.

Imiter La Rochelle

« On a hâte d’y être », prévient François Cros, l’un des rares Toulousains à s’arrêter en zone mixte, où les journalistes présents ont tout de même eu le privilège d’apercevoir le chanteur Jérémy Frérot. « Nous avons trois semaines pour nous préparer et feu ! »

En conférence de presse, Antoine Dupont se montrait tout aussi volontaire que le 3e ligne. « On s’est arrêtés deux fois en demi-finale face à eux, mais eux ont perdu deux finales », a rappelé le meilleur joueur de l’univers, en référence aux échecs de la bande à Johnny Sexton (désormais retraité) face à La Rochelle, en 2022 puis 2023.

« Je ne sais pas qui est le plus heureux ou malheureux dans l’histoire », a malicieusement poursuivi le capitaine de Toulouse et des Bleus. Sûrement pas l’EPCR, l’organisateur de la compétition, qui ne pouvait pas rêver plus bel épilogue.