XV de France : Pour Fabien Galthié, travailler avec les datas, « c’est être intelligent »
Critiques•Le sélectionneur des Bleus a donné une interview à « Midi Olympique », près d’un mois et demi après l’échec en quart de finale du Mondial contre l’Afrique du SudN.S.
L’état de grâce de Fabien Galthié aura quasiment duré quatre ans, mais il est bel et bien terminé. Depuis le cruel revers du XV de France face à l’Afrique du Sud (28-29) le 15 octobre, en quart de finale de la Coupe du monde à domicile, les critiques ont fusé, notamment sur le penchant du sélectionneur pour les statistiques, trop marqué selon ses détracteurs.
Sa sortie dans L’Equipe le 9 novembre – « Selon les datas, on aurait dû marquer 37 points » – avait notamment provoqué le courroux de Richard Dourthe. L’ancien trois-quarts centre au verbe fleuri s’était lâché trois jours plus tard sur Canal+. Extraits : « Je pense qu’il prend les gens pour des cons », « Il enfume tout le monde avec ses datas »…
N’en déplaise à son ancien coéquipier, Galthié ne compte pas remiser ses ordinateurs, ni sa novlangue « LinkedInienne », comme il l’a expliqué dans un entretien publié ce lundi par Midi Olympique, tout en affirmant : « C’est mon échec, je l’assume. On peut employer le mot avec courage, avec lucidité. » « J’entends bien la discussion qu’il y a autour de l’analyse de la donnée », a aussi lancé le sélectionneur, qui déplore un débat « devenu presque caricatural ».
« Regarder le passé pour mieux anticiper le futur »
« Mais on ne peut pas nous reprocher de ne pas préparer nos matchs et de ne pas être intelligents, a-t-il poursuivi. Travailler avec l’analyse, c’est être intelligent. » Mais encore ? « L’analyse nous permet de regarder le passé pour mieux anticiper le futur et prédire ce qu’il va se passer. Quand tu passes de 33 % à 80 % de victoires, c’est que tu as réussi à modifier quelque chose qui était ancré depuis dix ans. Il ne faut pas remettre en question l’intelligence qui permet de jouer de la manière la plus juste possible. » Mais pas toujours de gagner.


















