Top 14 : Le parc OL privé de demi-finales en raison du refus d’un partenariat publicitaire ?

RUGBY L’exécutif EELV de la ville de Lyon a refusé la présence d’un partenaire automobile de la LNR sur la place Bellecour durant le week-end d’organisation des demi-finales du Top 14 en 2025

Jérémy Laugier
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En mai 2018, le Parc OL avait pu accueillir les deux demi-finales du Top 14. Il avait même connu son affluence record à cette occasion, avec 58.664 spectateurs pour le triomphe de Montpellier contre le LOU (40-14).
En mai 2018, le Parc OL avait pu accueillir les deux demi-finales du Top 14. Il avait même connu son affluence record à cette occasion, avec 58.664 spectateurs pour le triomphe de Montpellier contre le LOU (40-14). — JEFF PACHOUD / AFP

Fort de la belle réussite de son organisation des demi-finales du Top 14 en mai 2018, le Parc OL comptait remettre ça en 2025. Mais le comité directeur de la Ligue nationale de rugby (LNR) a annoncé le 9 mai 2022 avoir acté que les phases finales de 2025 se dérouleraient à Bordeaux, malgré la candidature commune de l’OL, de la ville et de la métropole de Lyon.

Un choix qui peut surprendre au vu de la différence de capacité des stades (42.000 contre 59.000) et en raison de l’accueil plus récent de demies à Bordeaux, en 2019. Selon Le Progrès, la principale raison de cette décision de la LNR (18 voix contre 13 en faveur de Bordeaux) serait politique. La Ligue aurait en effet fait payer à la ville de Lyon, dirigée par l’écologiste Grégory Doucet, son refus d’accueillir un partenaire automobile dans le village du rugby, prévu sur la place Bellecour.

« Le devoir moral de protéger le patrimoine de la ville de Lyon »

« La Ville de Lyon regrette ce choix, qui est de la responsabilité de la LNR, précise sur Twitter ce mardi Audrey Hénocque, première adjointe au maire de Lyon. La ligue savait pertinemment que des véhicules publicitaires type SUV ne peuvent pas être autorisés sur la place Bellecour, classée à l’Unesco. Cet argument ne peut à lui seul justifier son choix. » Pour Julie Nublat-Faure, adjointe aux Sports à la ville de Lyon, ce « point de détail » était inscrit dès le dépôt du dossier de candidature.

« Depuis de nombreuses années, Lyon n’accueille plus de voitures publicitaires en cœur de ville, poursuit l’élue sur son compte Twitter. Nous avons le devoir moral d’en protéger son patrimoine. Nous ne souhaitons pas promouvoir ce modèle de voiture qui engloutit l’espace public et qui est aussi une menace avérée pour les piétons, les enfants et les personnes âgées, du haut de sa carrosserie imposante. » Partenaire de la LNR, la marque Land Rover est donc directement visée par cette polémique. Même si le constructeur britannique annonce la sortie de modèles 100 % électrique à partir de 2024, la LNR et la mairie et métropole EELV de Lyon n’ont pas trouvé de terrain d’entente.