Nouvelle-Zélande : L’entraîneur des Black Ferns démissionne à moins de six mois du Mondial
RUGBY•Accusé par certaines joueuses d’avoir tenu des propos blessants, Glen Moore a fini par poser sa démission, et ce à moins de six mois de la Coupe du mondeA.L.G. avec AFP
L’entraîneur des Black Ferns néo-zélandaises, Glenn Moore, a démissionné samedi à moins de six mois de la Coupe du monde féminine de rugby à domicile et cinq jours après la publication d’un rapport critiquant ses méthodes d’encadrement. Le technicien de 62 ans, qui avait mené la sélection à son cinquième titre mondial en 2017, était sur la sellette depuis la divulgation de ce document dans lequel il est notamment accusé de tenir des propos blessants par de nombreuses joueuses d’origine maorie ou des îles du Pacifique.
« La décision de démissionner d’un poste qui me passionne à environ six mois de la Coupe du monde féminine de rugby 2022 (8 octobre-12 novembre) a été vraiment dure pour moi et ma famille », a déclaré Moore dans un communiqué Moore. « Nous comprenons et respectons la décision de Glenn de démissionner », a de son côté réagi le directeur général de la fédération néo-zélandaise Mark Robinson.
Une enquête avait été confiée à une équipe indépendante après des accusations de la talonneuse Te Kura Ngata-Aerengamate (30 ans, 33 sélections), qui avait déclaré en décembre sur son compte Instagram souffrir d’une « dépression nerveuse » après la désastreuse tournée d’automne dans l’hémisphère Nord (deux lourdes défaites contre l’Angleterre, puis deux autres contre la France).
« Retenue pour jouer de la guitare »
Elle accusait Moore de lui avoir dit qu’elle « ne méritait pas sa sélection » ou qu’elle n’était « retenue que pour jouer de la guitare ». L’entraîneur a qualifié samedi les allégations de la talonneuse de « trompeuses » et placées « hors de leur contexte ».
Moore précise dans son communiqué ne pas avoir réagi plus tôt « par respect pour le bien-être de Te Kura (…) et pour permettre la conclusion » de l’enquête indépendante, qui représente selon lui une forme de « distraction, au moment où notre seule priorité devrait être d’optimiser les performances ».
Selon le rapport, la situation pendant la tournée d’automne « n’a pas été bien gérée ni supervisée » et les critiques de Te Kura Ngata-Aerengamate sont partagées par d’autres joueuses, notamment d’origine maorie, la population polynésienne autochtone de Nouvelle-Zélande, ou des îles du Pacifique sud, qui représentent respectivement la moitié et un quart de l’effectif.


















