Stade Rochelais : Six mois de prison avec sursis requis contre le rugbyman australien Lopeti Timani

RUGBY Il est poursuivi pour « violence avec arme » après une rixe à la sortie d’un bar en 2019

C.C. avec AFP

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Lopeti Timani, le deuxième ou troisième ligne du Stade Rochelais
Lopeti Timani, le deuxième ou troisième ligne du Stade Rochelais — XAVIER LEOTY / AFP
  • Le 12 mai 2019 vers 4h30, l’international australien avait dû être escorté jusqu’à la sortie d'une boîte de nuit après avoir asséné un coup de coude à un vigile à l’intérieur de l’établissement.
  • Quelques minutes plus tard,il avait lancé une bouteille qui avait atteint un autre vigile au visage.
  • Le vigile atteint et un de ses collègues s’en étaient alors pris au joueur, le frappant avec une barrière de sécurité ainsi qu’à coups de poings et de pieds.

Six mois de prison avec sursis ont été requis lundi à La Rochelle contre l’international australien du Stade Rochelais Lopeti Timani, poursuivi pour « violence avec arme », en l’espèce une bouteille, après une sortie en boîte de nuit en mai 2019. Le parquet a également demandé au tribunal correctionnel de condamner un vigile de cet établissement à six mois de prison avec sursis et un autre vigile à trois mois avec sursis. Tous deux étaient accusés de « violence en réunion » sur la personne du rugbyman.

Le 12 mai 2019 vers 4h30, l’international australien (30 ans, 12 sélections), manifestement ivre, avait dû être escorté jusqu’à la sortie de la boîte de nuit Le White Rabbit après avoir asséné un coup de coude à un vigile à l’intérieur de l’établissement. Cette expulsion s’était faite sans heurts, mais quelques minutes plus tard, devant la boîte de nuit, le solide avant originaire des Tonga (1,93 m, 125 kg) avait lancé une bouteille qui avait atteint un autre vigile au visage. Cet homme ainsi qu’un de ses collègues s’en étaient alors pris au joueur, l’un des deux vigiles le frappant avec une barrière de sécurité ainsi qu’à coups de poings et de pieds.

« Si je m’étais battu, c’en aurait été fini de ma carrière »

Lundi à l’audience, l’Australien s’est excusé et s’est dit « désolé d’avoir jeté cette bouteille ». « Je ne voulais pas blesser quelqu’un, je l’ai jetée sans regarder, par-dessus mon épaule », a-t-il expliqué, assurant qu’il n’avait délibérément pas réagi quand il avait ensuite été pris à partie : « Si je m’étais battu, c’en aurait été fini de ma carrière [au Stade Rochelais]. »

« Lopeti, c’est l’ami con qu’on ne supporte pas en soirée mais est-ce ça vaut pour autant une condamnation ? », s’est interrogée son avocate, Me Margaux Mathieu, qui a demandé la relaxe de son client. Le conseil des deux vigiles, Me Charles Portier, a décliné l’état de service de ses clients – « 12 et 20 ans d’expérience et un casier vierge »- et estimé que les réquisitions étaient « disproportionnées ». « Le certificat médical ne mentionne aucune ITT pour Lopeti Timani », a-t-il constaté, plaidant que les faits reprochés à ses clients valaient « juste une amende ». La décision a été mise en délibéré au 14 septembre.