XV de France: La nouvelle organisation des Bleus «est une force», estime Jacques Brunel

RUGBY Les Français ont entamé leur préparation pour la Coupe du monde, qui débutera en septembre prochain

N.C. avec AFP

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Le sélectionneur du XV de France Jacques Brunel à l'entraînement à Marcoussis, le 11 juillet 2019.
Le sélectionneur du XV de France Jacques Brunel à l'entraînement à Marcoussis, le 11 juillet 2019. — BERTRAND GUAY / AFP

L’encadrement du XV de France, renforcé par plusieurs arrivées dont celle de Fabien Galthié en vue de la Coupe du monde au Japon (20 septembre-2 novembre), commence à trouver la bonne carburation en termes de fonctionnement, a indiqué jeudi le sélectionneur Jacques Brunel.

« On commence à trouver notre rythme de croisière, la répartition des rôles sur le terrain au travers des différents ateliers. Les derniers arrivés ont créé une émulation, il y a de la compétence arrivée en plus, qui nous donne une force. On est dans une acclimatation encore, mais pas loin d’être trouvée » a expliqué Brunel, à Marcoussis, à l’occasion de sa première conférence de presse depuis le début de la préparation au Mondial.

« Il faut d’abord que le staff soit costaud pour transmettre un message fort. Qu’on tienne le même discours. Des ajustements sont nécessaires mais on commence à avoir trouvé notre rythme de croisière » a ajouté Brunel. Depuis mars et la fin du Tournoi des six nations, décevant, le staff des Bleus a été renforcé, à l’instigation du président de la Fédération Bernard Laporte, par Galthié, Laurent Labit et Thibault Giroud.

Galthié, qui deviendra sélectionneur après le rendez-vous japonais, est chargé spécifiquement, dixit Brunel, de « l’animation collective offensive », alors que Labit, ex-manager du Racing 92 et futur adjoint de Galthié, s’occupe particulièrement de la technique individuelle, domaine auparavant réservé à Philippe Doussy, parti… au Racing. Giroud, directeur de la performance, supervise lui la préparation physique.

Une restructuration « nécessaire, je crois »

Cet afflux de sang neuf, au côté d’un staff déjà complet (Julien Bonnaire pour la touche, Sébastien Bruno pour les avants, Jean-Baptiste Elissalde pour les arrières) était pour Brunel « nécessaire, je crois ». « Car le même contexte aurait pu créer les mêmes conditions dans lesquelles on allait évoluer » depuis un an et demi et l’arrivée de Brunel au poste de sélectionneur.

Les trois nouveaux apportent d’après le sélectionneur « une façon de travailler un peu différente, toute cette émulation qu’on cherche à créer autour d’un projet commun ». « Certains ont pensé que ça allait créer un trouble, des oppositions, moi je trouve que c’est une force. Dans la manière de vivre de l’équipe, de se construire autour du jeu, je suis persuadé que ça va nous amener un plus » a développé Brunel.