XV de France: Pas d'accord trouvé entre Guy Novès et la FFR, rendez-vous à la Saint-Valentin 2019

RUGBY Ce mardi matin, à l’audience du conseil des Prud’hommes de Toulouse, il n’y a pas eu de conciliation entre Guy Novès, l’ex-entraîneur du XV de France, et son ancien employeur. Rendez-vous est pris le 14 février 2019…

Chloé Sémat
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Guy Novès et son avocat Laurent Nougarolis au tribunal des prud'hommes de Toulouse, le 22 mai 2018.
Guy Novès et son avocat Laurent Nougarolis au tribunal des prud'hommes de Toulouse, le 22 mai 2018. — C. Sémat / 20 Minutes
  • Comme prévu, l’audience de conciliation entre Guy Novès et la FFR n’a rien donné.
  • La Fédération n’entend pas céder aux demandes financières de l’ancien sélectionneur, viré fin décembre.

Il n’y a pas eu de surprises ce mardi matin à Toulouse. « Statistiquement, il y avait peu de chances qu’un accord intégral soit trouvé. Je le déplore mais nous sommes dans la conformité des statistiques qui marquent les conseils des Prud’hommes au stade de la conciliation », a déclaré Me Laurent Nougarolis à la fin de l’audience qui opposait son client Guy Novès à la Fédération Française de Rugby (FFR).

L’ex-sélectionneur du XV de France avait été licencié pour faute grave le 27 décembre dernier après des semaines de rumeurs concernant son remplacement par Jacques Brunel.

La FFR pas représentée pour cause de grève

Cette audience de conciliation s’est soldée par un constat de désaccord. Le dossier « est renvoyé devant le bureau de jugement du conseil pour plaider à l’audience du 14 février 2019 », détaille l’avocat.

Mais qu’est-ce qui coince ? Selon Me Nougarolis, l’absence du conseil de la FFR à l’audience à cause de la grève des fonctionnaires a constitué le principal obstacle à la bonne préparation du dossier. Et faute d’éléments convaincants dans ce dossier, pas d’accord trouvé. Par ailleurs, les demandes de son client sur le plan financier apparaissaient trop importantes pour la Fédération.

C’est donc un combat judiciaire qui continue. Et selon Guy Novès, ancien entraîneur à succès du Stade Toulousain, il n’a pas manqué de quelques plaquages psychologiques et douloureux.

« J’ai été obligé, avec ce licenciement, de regarder un peu dans le rétroviseur et de voir ce que j’avais pu vivre toutes ces années, affirme l’ancien entraîneur puis manager à succès du Stade Toulousain. Quand on a passé 40 ans ici à Toulouse, croiser des gens qui peuvent penser que j’aurais pu commettre une faute importante dans le cadre de mon travail, c’est vrai que ça me touche. »

Pour Novès (64 ans), pas de doutes sur le fait qu’il n’a commis aucune faute grave. « A l’âge que j’ai et avec les nombreuses années que j’ai passées au bord d’un terrain, j’ai essayé de donner tout ce que je pouvais et notamment, loyalement. »