France-Irlande: «Le scénario est terrible», estime Jacques Brunel (quand même fier de ses troupes)

RUGBY Les Bleus ont eu peu d'occasions, mais à quelques secondes près ils faisaient chuter les Irlandais... 

N.C. avec AFP
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Jacques Brunel lors de France-Irlande, son premier match à la tête des Bleus lors du tournoi des VI Nations le 3 février 2018.
Jacques Brunel lors de France-Irlande, son premier match à la tête des Bleus lors du tournoi des VI Nations le 3 février 2018. — CHRISTOPHE SIMON / AFP

Le coup était presque parfait pour le nouveau sélectionneur Jacques Brunel. Son XV de France, bien qu’en difficulté toute la rencontre, a bien failli battre l’Irlande en ouverture du Tournoi des VI Nations, samedi. Failli, car Jonathan Sexton est passé par là pour taper le drop de la gagne à la dernière seconde. « Le scénario est terrible », a réagi Brunel après cette défaite sur le fil (13-15).

Quel est votre sentiment après cette défaite après la sirène ?

Le scénario est terrible par rapport à toute l’énergie dépensée. On a vécu un match très dur, difficile. On a donné un peu trop de pénalités. Les joueurs ont répondu présent tout le temps, ont fait preuve d’abnégation et de solidarité. On a eu peu de ballons, du mal à lancer notre jeu, donc peu d’occasions. L’équipe est touchée, déçue, mais doit avoir beaucoup de fierté pour ce qu’elle a démontré. On n'était pas favoris contre une nation en pleine confiance, 3e mondiale. On a fait jeu égal, on aurait peut-être pu gagner. Il y a quand même beaucoup de satisfaction sur le match.

Qu’avez-vous ressenti sur la dernière action et ce drop victorieux de Jonathan Sexton ?

Que peut-on ressentir sinon une énorme frustration ? Rien d’autre. C’est cruel car cela arrive après le temps imparti. Mais c’est comme ça. Je ne sais pas si c’est mérité ou non, en tout cas c’est frustrant. Il (Sexton) a pris la bonne option car notre défense n’allait pas craquer. Il a réussi, il faut le féliciter car ce n’était pas facile. On a eu l’occasion de clôturer sans doute définitivement la partie (pénalité manquée par Anthony Belleau, 77e, à 13 à 12).

Qu’estimez-vous avoir transmis à l’équipe en quinze jours de préparation ?

Effectivement on a eu peu de temps. On voulait partir sur des choses simples, et surtout créer un état d’esprit. On l’a montré sur le terrain. C’est une bonne base. Il faut travailler tous les secteurs, être meilleurs. Mais dans l’investissement de chacun, l’état d’esprit, il y a vraiment beaucoup des choses positives.