Le snowrugby, encore plus spectaculaire que le rugby?
Neige•Et si courir dans la poudreuse à la poursuite d’un ballon ovale était la meilleure invention de tous les temps ?Antoine Magallon
A la base nous voulions vous parler de notre expérience du rugby sur neige. Profiter du tournoi des 6 stations - Orangina, qui se tenait du 13 et 19 février, pour vous raconter que le ballon glisse, que nous avions eu froid aux mains au moment d’échanger quelques passes ou qu’il n’existait rien de mieux qu’un gros placage dans la poudreuse.
Après une petite initiation, en compagnie d’enfants, mais proposée par l’international français Brian Liebenberg, nous étions même chaud pour participer au tournoi ou titiller les pros en dehors du cadre officiel.
Sauf que dès les premières minutes du premier match nous comprenons mieux pourquoi les seuls amateurs à pouvoir jouer en compagnie des anciens joueurs internationaux présents (Dimitri Yachvili, Francis Ntamack, Mike Tindall, Damien Traille…) concourent toute l’année aux championnats de fédérale 1 ou 2 (soit la troisième et la quatrième divisions).
a« C’est un match, c’est sérieux. On ne se fait pas de cadeau », expliquera, en sueur, l’ancien du XV de France, Serge Betsen à sa sortie du terrain. L’ex-ailier tricolore, Jacques Boussuge est du même avis « ça envoie sur le terrain donc pour ceux qui pensaient que c’était de la rigolade c’est assez dur. Au début c’est amical et y en a un qui prend un raffut, un autre un placage et c’est parti. » Le message est passé.
Du coup, nous avons demandé aux deux compétiteurs cités dans le paragraphe juste au dessus, ainsi qu’à Yann Delaigue, organisateur du tournoi des 6 stations et ancien rugbyman pour Toulon, Toulouse et Castres, de nous expliquer en quoi le snow rugby et son cousin sur gazon différaient.
« La différence ? C’est qu’il fait froid, lance Betsen. Non, sérieusement, comme nous sommes en altitude il y a moins d’oxygène et les efforts sont plus compliqués. » « Tout dépend des jours et de la température, ajoute Yann Delaigue. Aujourd’hui il fait plus doux, la neige est très meuble donc on a beaucoup de mal à avancer, c’est comme si l’on jouait dans du sable mouvant ».
aL’herbe en moins, le spectacle en plus ?
En effet, même sur le bord du terrain, un pic à fondue dans les mains, il est facile de constater que parcourir les 50 mètres de neige labourée qui séparent les deux poteaux devient de plus en plus difficile pour les 14 rugbymen sur le terrain. « On s’enfonce, on glisse, donc c’est bien pour les lourds, les gaillards, mais ça enlève toute qualité de vitesse et d’accélération », explique Jacques Boussuge.
Et si ces difficultés supplémentaires étaient, paradoxalement, bonnes pour le spectacle ? « Plus, c’est compliqué de courir plus on essaye de faire des passes afin de créer le surnombre. C’est un jeu très dynamique et les temps de match sont courts. Il y a peu de temps morts. Physiquement y a des joueurs ou des équipes explosent et ça crée des intervalles », conclut le créateur du tournoi.
Qui vote pour enneiger la pelouse du stade de France lors du prochain match du tournoi des 6 nations ?


















