Tournoi: La déprime des joueurs du XV de France après la défaite contre le pays de Galles

RUGBY Les Français ont réalisé une triste performance samedi contre les Gallois...

N.C. avec AFP
— 
Le Français Fofana tente de plaquer le Gallois Jonathan Davis pendant le match France-Pays de Galles du tournoi des 6 Nations 2015 au stade de France
Le Français Fofana tente de plaquer le Gallois Jonathan Davis pendant le match France-Pays de Galles du tournoi des 6 Nations 2015 au stade de France — Francois Mori/AP/SIPA

Mais où va le XV de France? La nouvelle défaite contre le pays de Galles à domicile lors de la 3e journée du Tounoi des 6 Nations (13-20), samedi, n'a apporté aucune des réponses attendues après la victoire arrachée la peur au ventre contre l'Ecosse (15-8) en ouverture et le revers rageant en Irlande (18-11). Au contraire, les questions demeurent et s'accumulent, même, sur l'équipe de Philippe Saint-André. «On comprend que les gens se demandent ce qu'il se passe. On est dans le dur», concède ainsi Morgan Parra.

>> Le match à revivre en live par ici

A mesure que s'empilent les défaites et les déceptions, on finit par se demander dans quelle direction vogue ce bateau ivre. Cette génération Saint-André, biberonnée aux incertitudes depuis le Tournoi 2012, aura été incapable de battre ne serait-ce qu'une fois en quatre ans les Irlandais comme les Gallois. «C'est vrai que ça fait un certain temps que l'on ne gagne pas contre ces nations-là. C'est un constat d'échec pour nous, mais on ne va pas baisser la tête, indique le capitaine, Thierry Dusautoir. Le maître mot toute la semaine a été de se lâcher, de prendre du plaisir. On a eu des difficultés à le faire.La priorité c'est qu'on arrête d'être aussi fébrile sur ces matches-là, que tout le monde s'exprime, joue à son niveau.»

«Gommer les grains de sable qui nous pourrissent la vie depuis trop de matchs»

Désormais, le XV de France n'a plus aucune ambition dans ce Tournoi des six nations. Adieu les rêves de titre qui ne cessent de s'évaporer depuis le Grand Chelem 2010. Plus inquiétant, alors que se profile la Coupe du monde en septembre prochain, il risque de se terminer avec au moins autant de doutes et d'interrogations que les précédents. Des questions lancinantes sur son identité, ses hommes, sa psychologie, ses carences techniques, la capacité de son encadrement à le sublimer. «La désillusion est grande. On est les premiers déçus. Il faut qu'on se mette face à nos responsabilités et se poser les bonnes questions pour gommer les grains de sable qui nous pourrissent la vie depuis trop de matchs», relève Damien Chouly.

Le déplacement en Italie le 15 mars, où les Bleus n'ont plus gagné depuis 2009, promet encore d'autres sueurs froides, sans parler du choc de clôture à Twickenham le 21 mars pour un «crunch» sous très haute tension.