Roland-Garros: «Ce n'est pas acceptable», Gilles Simon complètement désabusé par son mauvais match

TENNIS Le Français a été ejecté du tournoi en trois petits sets par un qualifié italien 

N.C.

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Gilles Simon en détresse, battu en trois sets par un Italien issu des qualifications au 2e tour de Roland-Garros, le 30 mai 2019.
Gilles Simon en détresse, battu en trois sets par un Italien issu des qualifications au 2e tour de Roland-Garros, le 30 mai 2019. — Martin BUREAU / AFP

La tristesse. La sienne, et la nôtre aussi, un peu, de le voir comme ça. Elle se lisait dans les yeux de Gilles Simon, quelques minutes après sa défaite en trois sets contre le qualifié italien Salvatore Caruso (6-1, 6-2, 6-4) au deuxième tour de Roland-Garros. « Ce n’est pas du tout le match que j’espérais faire, j’ai du mal à croire, a attaqué le Français. A aucun moment je n’arrive à jouer, c’est ça qui est très décevant. Je suis retombé dans mes travers, et j’ai été incapable d’en sortir. »

Comme toujours avec lui, l’analyse est crue. Gillou n’est pas du genre à s’épargner quand ça ne va pas. Miné – comme tous les Français – par des problèmes physiques ces derniers temps, il pensait être reparti après un premier tour solide. La rechute est brutale.

« C’était un match triste, tranche-t-il. Le premier jeu est accroché, et puis c’est lui qui passe devant, qui arrive à se libérer. Il a trouvé ses zones, moi je n’ai rien réussi du tout. Ce n’est pas acceptable. A aucun moment je n’ai pu faire abstraction du score et simplement me concentrer. Quand ça t’arrive à ton premier Roland, ça passe, mais quand ça t’arrive 15 ans après, c’est plus dur à digérer. Et quand ça t’arrive deux fois d’affilée en Grand Chelem [il avait été éliminé au 2e tour en Australie par un illustre inconnu], c’est déprimant. »

Nan, vraiment, c’était pas la joie cette conf de Simon. Quant à la suite, il est encore trop tôt pour l’évoquer. « Je la vois pas du tout, avoue-t-il. J’ai juste envie de rentrer chez moi. Ça va pas prendre longtemps, j’habite à 500 mètres. Mais je n’ai plus le droit de ne pas jouer comme ça. »