Roland-Garros: Tiens, revoilà la pluie, et le débat sur le toit au-dessus du Central

TENNIS Les averses ont perturbé le déroulement des deux premiers jours du tournoi...

Romain Baheux
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La pluie a perturbé Roland-Garros le lundi 23 mai 2016.
La pluie a perturbé Roland-Garros le lundi 23 mai 2016. — Alastair Grant/AP/SIPA

Comme les secrets de la danse du soleil ne sont pas encore délivrés au directeur de Roland-Garros à sa prise de fonctions, on se doutait bien que Guy Forget n’allait pas venir tout solutionner lors de sa conférence de presse improvisée lundi en début d’après-midi. Pendant que la pluie cessait de tourmenter les courts, le boss de Roland est venu remettre sur la table LE dossier qui pourrit la vie la Fédération depuis des années : la modernisation du site et la construction du tant attendu toit sur le Central, prévue en 2020.



« On serait pas mal avec ça aujourd’hui non ?, a-t-il lancé en prélude humoristique d’une opération de communication parfaitement étudiée. C’est une question de respect pour les joueurs, vous (les journalistes) qui devez travailler, les gens qui viennent au stade et ceux qui veulent voir du tennis devant leur télévision. Tous les tournois du Grand Chelem ont leur toit mais nous, nous devons encore attendre. »

C’est vrai, Roland est sérieusement à la bourre. Wimbledon a couvert son Central en 2009 et travaille sur l’installation d’un toit sur son court numéro 1, Melbourne a protégé trois courts et l’US Open baptisera son toit lors de sa prochaine édition en septembre. Mais pourquoi est-on si long chez nous? « Vous ne pouvez pas poser la question à notre président de la République ?, répond Guy Forget. Cela dit, les pouvoirs politiques nous soutiennent, c’est une minorité [des associations de riverains et de défense de l'environnement] qui s’oppose au projet et bloque les travaux. »



Les opposants ont en tout cas reçu un sérieux soutien judiciaire en mars, lorsque le tribunal administratif de Paris a stoppé le chantier de construction d’un nouveau court dans le jardin des serres d’Auteuil. « Si on avait délocalisé le projet à Gonesse, ça se serait passé plus vite, peste le directeur du tournoi. On n’aurait pas eu de problèmes avec les riverains, on aurait juste été dérangé par les avions et les corbeaux. » Notez que c’est toujours moins ennuyeux que la pluie pour jouer.