PSG-Galatasaray : De Tottenham à Bergame, existe-t-il encore un bon tirage en 8es pour Paris ?

FOOTBALL Le PSG se présente une nouvelle fois face au mur des 8es de finale

William Pereira

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C'est une bonne situation, ça, PSG?
C'est une bonne situation, ça, PSG? — Un très bon film

Pour paraphraser un des meilleurs memes de 2019 : « ah merde, nous y revoilà ». Le Paris Saint-Germain est de retour en 8es de finale de la Ligue des champions en ayant fait valoir son statut de tête de série du groupe A. Même le Real Madrid, pas aidé par le nul improbable au Bernabeu (2-2 après avoir mené 2-0), n’a rien pu faire face à la force de frappe des joueurs de Thomas Tuchel. Ce dont Pablo Sarabia se satisfaisait en zone mixte mercredi après la victoire autoritaire contre le Galatasaray. « L’équipe est très complète, on a fait une grande phase de groupes, on a toujours cette capacité à aller de l’avant et à marquer beaucoup de buts. » Et voilà le PSG en position de force avant le tirage au sort, lundi. Comme l’année dernière.

Dans la liste des adversaires possibles (voir plus bas), on retrouve le finaliste de 2019, Tottenham mais encore l’Atlético de Madrid et le Borussia des cracks João Félix et Jadon Sancho, le Chelsea de Frank Lampard, et donc l’Atalanta, qui semble un cran en-dessous des autres. Mais existe-t-il encore un bon tirage pour Paris, qui a l’an passé repoussé un peu plus les limites de la lose en s’inclinant contre les U19 de Manchester United avec un retour pourtant ultra-favorable au Parc des princes ? En février, Paris ne se battra pas seulement contre un adversaire plus ou moins à sa portée, mais aussi face au poids des attentes. Une pression, qui, prévoyait Tuchel en octobre au détour d’une interview sur beIN Sports, risque gonfler de manière exponentielle au gré des échecs. « Ça devient de plus en plus difficile. Quand on y sera, en huitièmes de finale retour, ça sera encore plus dur que l’année dernière. Ce sera encore plus dur qu’il y a deux ans. »

« Paris a grandi dans sa mentalité »

Mais la prudence, c’est comme les feuilles des arbres  : flamboyantes en été, disparues en hiver. Exemple avec le discours de Leonardo, presque modeste à son retour au club (« ça sera pas l’année bling-bling qu’on démarre en disant qu’on va gagner la Ligue des champions  ») et déjà sûr de lui fin novembre après le nul à Madrid au point d’affirmer vouloir « sortir du film remontada » et bomber le torse face aux TV brésiliennes: « Paris a grandi dans sa mentalité. Quand le Real n'est pas bon, il perd 3-0 au Parc des Princes. A l'inverse, le PSG fait match nul en étant vraiment mauvais ».

Paris meilleure équipe du monde au mois de décembre, on connaît, l’histoire ne fait que se répéter. Manque juste à pousser l’hégémonie jusqu’au printemps. Choper l’outsider de Bergame semble idéal pour ça. Ou, au pire, se farcir un gros sans perdre Neymar avant la grande bataille. C’est que ça commence à lui démanger, le Ney. Lui aussi avait du mal à ne pas se projeter après la manita du mercredi: « on peut penser à la Ligue des champions, qui est notre objectif ultime. […] C'est très important pour moi aussi, je sais que je n'étais pas là avec mon équipe l'année passée. » Le bon tirage, il est peut-être là : que le pied du Brésilien survive au nouvel an.

Les forces en présence

Atlético de Madrid: Pas la meilleure version de l'armée du Cholo, on me concède, mais pas bien loin d'être le pire tirage dans cette histoire. L'Atlético de Simeone, c'est du vice et du mental, l'ennemi naturel du PSG en huitièmes de finales en quelque sorte. Et même un peu de talent. Un petit duel de Golden Boys Mbappé vs João Félix, ça serait pas mal, non? Taux de choke: 70%

Tottenham : Piège classique. Equipe pas en forme à l’automne, mais qui sait à quoi les Spurs ressembleront dans deux mois et demi, dopés par les effets positifs des premiers mois de Mourinhisme. Et puis c’est un coup à se faire sortir par Lucas et Aurier. Taux de choke : autour de 60 %.

Chelsea : Pas au mieux en Premier League (4e), l’équipe de Frank Lampard s’est quand même sortie d’un groupe compliqué en laissant notamment l’Ajax sur le bas-côté. Et puis Stamford Bridge, c’est jamais facile. Taux de choke : 50 % (100% si les Blues rachètent Demba Ba rien que pour ce match).

Naples : Pareil que Tottenham. A ceci près que l’institution napolitaine semble vaciller sous l’impulsion de joueurs désintéressés. Reste à savoir si Gattuso, nommé entraîneur à la place d’Ancelotti, est capable de remettre cette équipe sur pattes. Taux de choke : 50 %

Dortmund : Info mercato qui a son importance. Le deuxième meilleur buteur de C1, Erling Haaland, serait sur le point de rejoindre le Borussia dès cet hiver. Ça plus le fait que les Allemands jouent de mieux en mieux, ça sent bon le tirage sympa en décembre mais affreux en février. Taux de choke : 50+20 % bonus mur jaune qui fait peur aux joueurs = 70 %

Atalanta Bergame : Le seul vrai bon tirage pour Paris. Séduisants, les Italiens ont réussi à sortir de leur groupe derrière Manchester City sans pouvoir rivaliser avec les Citizens, ce qui pose un peu les limites de l’équipe. Le manque d’expérience pèsera à ce stade de la compétition. Et, hors Stamford Bridge 2015, ce n’est que face à ce genre d’équipes que le PSG s’est montré capable de franchir les 8es. Taux de choke = 15 %.