PSG-Galatasaray: Paris colle une manita pour sa dernière en phase de groupes de Ligue des champions

FOOTBALL Le PSG s'est imposé 5-0 contre le Galatasaray

William Pereira

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Neymar et Sarabia
Neymar et Sarabia — Michel Euler/AP/SIPA

Au Parc des Princes,

On ne s’attendait à rien, et on n’a pas été déçu. Le PSG a bouclé sa paisible phase de groupe de Ligue des champions en s’imposant 5-0 mercredi au Parc des Princes face au Galatasaray, dans un match dénué d’enjeu. Les hommes de Tuchel aborderont les huitièmes de finale en tant que tête de série, avantage tout relatif quand on connaît la réussite du club en Europe à la fin de l’hiver.

Heurts avant la rencontre aux abords du Parc

Soyons honnêtes : ce n’était pas le match du siècle. Un Paris dominateur sans appuyer sur l’accélérateur face à un Galatasaray passif derrière la ligne médiane. Sur le terrain, la tiédeur du jeu contraste avec le bazar observé du côté de la Porte de Saint-Cloud plusieurs heures avant le coup d’envoi. L’après-midi a été marquée par des affrontements entre supporters des deux camps, forçant la police à intervenir. Bilan de l’histoire : des jets de fumigènes, de chaises, de la lacrymo dans les yeux et un supporter victime d’un traumatisme crânien évacué.

Le PSG s’est baladé

Face à un adversaire d’une apathie rarement atteinte, Paris s’est donc amusé. Pour vous donner une idée du niveau, même le jeune Tanguy Kouassi (17 ans), nous a semblé au-dessus. Les brèches offertes par les Turcs dès les premiers instants ne laissaient place à aucune autre issue que la déculottée. D’autant plus que Neymar avait étrangement envie de jouer au football, prenant le jeu à son compte et déclenchant un bon nombre d’actions. Et si Muslera a réussi à contenir les premiers assauts, il a fini par s’incliner face à Icardi et Sarabia (32e et 35e). La suite est inévitable : Neymar et Mbappé veulent marquer donc ils marquent (46e et 63e). Même Cavani, fort d’avoir reçu la bénédiction de Ney, y va de son péno (84e). 5-0, merci, au revoir.

Comme d’habitude…

Voilà donc le PSG de retour au checkpoint des 8es. Comme l’année dernière, l’équipe de Tuchel sort première de sa poule devant un gros (l’an passé Liverpool, aujourd’hui le Real) pour peu que ça vaille quelque chose. Certes, le statut de tête de série écartera le Barça, le Bayern ou la Juve de son chemin, mais il reste du lourd. Chelsea, Dortmund ou encore l’Atlético ne rayonnent peut-être pas en ce moment, mais l’histoire a prouvé que le PSG n’était en droit de prendre personne de haut en février.