«Marco n'avait plus perdu de ballon depuis 2004», Thomas Meunier revient sur le trauma du Camp Nou

FOOTBALL Au Camp Nou, Thomas Meunier a tout de suite senti que le PSG allait souffrir...

Aymeric Le Gall
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Le défenseur parisien Thomas Meunier face à Neymar.
Le défenseur parisien Thomas Meunier face à Neymar. — PAU BARRENA / AFP
  • Meunier revient sur l'état de grâce du match aller face au Barça... Et sur l'effondrement du retour au Camp Nou
  • Pour le Belge, le PSG a encore besoin de temps pour devenir un (très) grand d'Europe
  • Le joueur défend son concurrent Serge Aurier et allume certains journalistes

Les mots comme thérapie expiatoire. Près de deux mois après l’humiliation subie par le Paris Saint-Germain face au Barça en Ligue des champions, le traumatisme est encore bien présent dans la tête des joueurs parisiens. Au lieu d’oublier l’inoubliable et de faire l’autruche, la tête plantée sous le gazon du Parc des Princes, Thomas Meunier préfère exorciser les démons en vidant son sac.

Dans une longue interview accordée au média belge Sport/Foot Magazine et reprise par le site culturepsg.com, le latéral droit a analysé à froid le cauchemar parisien au Camp Nou.

>> Touché par la grâce au match aller

« Je me souviens des cinq premières minutes du match où je n’ai pas touché le ballon, je n’ai fait que courir, tout se passait au milieu ou à gauche et on n’a pas perdu une fois la balle. Et là, tu te dis que tout le monde est dedans et tu sais que ça va bien se passer. Il y avait une parfaite symbiose, tout le monde jouait au même rythme, on mettait une pression très haute. »


>> Inconscient vs conscient

« Le match aller, on l’a joué avec une insouciance immense et plusieurs jeunes sur le terrain. Rien n’était contrôlé, tout semblait naturel, il y avait une forme d’inconscience dans notre jeu. Au match retour, le conscient a repris le dessus et ça nous a tétanisés. Mais malgré le fait qu’on a fait un match de merde, on aurait pu se qualifier. On a eu des un contre un pour tuer le match, tout en étant médiocres. Et même si le Barça était plus fort, il y a quelques faits de match discutables. »


>> Les signes qui ne trompent pas

« C’était visible dès le départ que ça allait être difficile. Il y a des signes qui ne trompent pas. Quand Marco [Verratti] perd ses deux premiers ballons, alors qu’il n’en avait plus perdu depuis 2004, tu sais que ça ne va pas aller [il rit]. Adrien [Rabiot] aussi, il a toujours une aisance ballon au pied, une prestance. Et là, tu vois ses contrôles partir à trois mètres, tu te dis : oh putain… »

>> On attend trop du PSG ?

« Ça ne fait que quatre ans que Paris enchaîne les Ligues des Champions. Et pourtant, on a l’impression que le public se fout du championnat, qu’il n’y a que la Ligue des champions qui compte. Mais ça ne marche pas comme ça. On a trop d’attentes pour un club qui a encore besoin de temps pour être une valeur sûre. »

>> Un petit tacle aux journalistes avant de partir