PSG: 4-2-3-1, Ben Arfa, Areola... Les cinq questions qu'on se pose après le match contre Angers

FOOTBALL Eh oui, il nous arrive de réfléchir après des matchs aussi importants que PSG-Angers...

William Pereira

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Ben Arfa revient fort en cette fin d'année
Ben Arfa revient fort en cette fin d'année — FAYOLLE PASCAL/SIPA

On le savait bien avant la rencontre, le PSG-Angers (2-0) de mercredi ne serait en aucun cas décisif pour les Parisiens. Au mieux, c’était un match piège que les hommes d’Unai Emery ont plutôt bien négocié, contrairement à Monaco qui a trébuché contre Dijon. Mais match facile ne veut pas dire vide de tout enseignement. Bien au contraire, la victoire parisienne contre le SCO a permis de mettre en lumière plusieurs aspects du jeu du PSG. Au point de soulever cinq interrogations.

Hasta la vista, 4-3-3 ?

Apparemment, le 4-2-3-1 dégainé à Lyon n’était pas un simple coup de poker de la part de l’entraîneur basque du Paris Saint-Germain, qui a récidivé au Parc des Princes quelques jours plus tard. Avec, encore une fois, une certaine réussite. Le milieu de terrain parisien a été souverain malgré quelques moments de flottement à la récupération en fin de première mi-temps, bien plus qu’au cours des dernières sorties du club avec son 4-3-3 sacré. Et si c’en était fini, du schéma hérité de Lolo White ? Grzegorz Krychowiak vous dira qu’il s’en fout : « je me sens bien dans les deux systèmes, ça ne change pas grand-chose », a déclaré le Polonais en zone mixte.

Ben Arfa va-t-il s’installer durablement dans le onze de départ ?

La réponse à cette question est intimement liée au paragraphe précédent. Car hors 4-2-3-1, Hatem Ben Arfa n’a quasiment aucune chance de s’imposer dans le onze de l’entraîneur basque. Mais si ce dernier insiste pour conserver son schéma de jeu favori, alors HBA pourrait bien s’imposer comme le leader technique de cette équipe, comme ce fut le cas contre le SCO. En électron libre, il participe moins aux tâches défensives et peut se balader un peu partout pour demander le ballon dans une position qui lui permettra soit de distribuer, soit de tenter une percée. Dans ce registre, seul Pastore peut lui faire de l’ombre. Mais Javier est tout le temps blessé…

Non mais sérieusement, où se situe Jesé dans la hiérarchie d’Emery ?

C’est tête baissée et les yeux cachés par l’avant de sa casquette que Jesé a filé sans dire un mot aux journalistes après le match. Honnêtement, on peut le comprendre. Angel Di Maria est blessé, Hatem Ben Arfa a enfin la chance de s’exprimer et lui… Bah lui, il passe derrière Ikoné, derrière l’académie. C’est à rien y comprendre. Mais bon, comme ça marche pas trop mal on laisse Emery faire. D’autant que le titi parisien nous a gratifiés d’une première demi-heure intéressante. Tremble, Jesé.

Mais que se passe-t-il avec Alphonse Areola ?

On n’en a pas trop parlé étant donné que le PSG a empoché les trois points au bout du compte, mais le gardien parisien s’est encore une fois montré friable dans ses bois. A tel point que sans une formidable intervention de Thiago Silva sur la ligne, Ndoye aurait ouvert le score à la 25e minute. En fin de première période, le portier titulaire s’est fait peur pour rien sur une sortie hasardeuse qui l’a vu laisser son but vide pendant une dizaine de secondes. Non, vraiment, ça ne va pas fort. Il faut se ressaisir, Alphonse. Gare à l’avertissement travail au conseil de classe de fin de trimestre.

Serge, t’es un gagnant. Mais faut faire gaffe à Meunier, non ?

Décisif au Parc OL où il est rentré au côté d’Aurier pour former un duo improbable d’arrières-droit, Thomas Meunier nous a une fois de plus offert une prestation de choix contre Angers. Bon, ok, c’était pas l’adversaire ni le match du siècle. Mais on veut juste souligner la régularité du Belge quand il s’agit de remplacer son coéquipier ivoirien. Si les deux continuent de se tirer vers le haut comme ça, Unai Emery finira par avoir de grosses migraines au moment d’effectuer ses prochaines compos. Enfin bon, mieux vaut ça que d’avoir seulement Sakai…