PSG-Angers: Le pur 100 Cavani fonce à toute allure sur Pauleta, Zlatan... et même Skoblar

FOOTBALL Le buteur uruguayen a marqué son centième but avec le maillot parisien contre Angers...

William Pereira

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Et hop, un de plus pour Edi
Et hop, un de plus pour Edi — Michel Euler/AP/SIPA

Cheveux au vent, il fonce à mille à l’heure sur l’autoroute des « goleadores ». Non, non, on ne parle pas d’Ibrahimovic, qui galère pas mal outre-Manche, mais bien de son ancien coéquipier Edinson Cavani. L’Uruguayen a inscrit contre Angers son 14e but de la saison en Ligue 1 et surtout le 100e sous les couleurs du Paris Saint-Germain. Le légendaire Pedro Miguel Pauleta le voit déjà dans le rétroviseur et Zlatan ne doit pas être plus serein. Eh oui. On ne s’en rend pas compte, mais il est sacrément monstrueux, Edi.

L’intéressé la joue modeste…

Franchement, comment ne pas aimer ce bel homme aux cheveux soyeux et à la modestie digne du plus idéal des gendres idéaux ? Après la rencontre, « Cavagoal » a balayé d’un revers de crinière les nombreuses flatteries des journalistes présents au Parc des Princes. « C’est bien pour l’équipe, ça veut dire qu’on gagne des matchs. Mes buts sont importants pour gagner. L’attaquant vit des buts et donc je suis très, très content », a-t-il déclaré. Et concernant les 156 buts d’Ibra, Edi ? Tu en dis quoi ? Hein, tu t’en fous ? Eh oui… « Je ne pense pas aux autres, je pense à l’équipe », martèle le héros parisien.

…alors qu’il marche sur les traces de Josip Skoblar

Il ferait pourtant bien de penser un peu plus à sa tronche et aux stats, le petit Edi. Car son incroyable première moitié de saison lui permet de marcher sur les traces du meilleur buteur de l’histoire du championnat de France (44 buts en 1970-71).

En revanche, on va quand même se calmer un peu sur le record de l’ancien marseillais. Pour suivre son rythme, Cavani devra marquer six fois en quatre journées. En effet, le natif de Privlaka totalisait 20 banderilles à la fin de la phase allée en 1970. Viens le chercher.

« Et elles sont où les mau-vaises langues ? »

On parle, on parle, mais nous aussi on chambrait le Matador il y a quelques semaines encore. Si on prend aujourd’hui sa défense, c’est qu’avec du recul, on se dit qu’il est bien malvenu de se payer sans cesse la tronche d’un gars qui court pour trois joueurs sur le terrain et a passé ses premières saisons exilé sur les ailes dans un club qui alignait Mateja Kezman il y a six ans de cela.

Mais c’est là où il est très fort, Edi. Réussir à planter 100 caramels et ne pas faire l’unanimité, c’est quand même super costaud. Triste, mais costaud. On espère que la footosphère changera d’opinion au sujet de l’Uruguayen avant que ce dernier ne devienne le meilleur buteur de l’histoire du Paris Saint-Germain, chose qui arrivera « à 100 % s’il reste au club » d’après Lucas.