Les joueurs du PSG fêtent un but lors du match contre Nantes le 3 mai 2015.
Les joueurs du PSG fêtent un but lors du match contre Nantes le 3 mai 2015. — Pierre Minier/OuestMedias/SIPA

FOOTBALL

Le PSG champion de France: Là ou Paris a gagné le titre

Le club de la capitale remporte la Ligue 1 pour la troisième fois consécutive...

A force de les voir coller six buts à Lille et à Guingamp, on a presque oublié que le troisième titre de rang du PSG, officiel depuis la victoire à Montpellier samedi soir (1-2), n’est pas tombé du ciel par la grâce du Saint-Esprit et de Marco Verratti. 20 Minutes a fouillé ses récentes archives et revient sur cinq moments clés du sacre de Laurent Blanc et de ses hommes.

Ibrahimovic se blesse mais Paris tient la route (PSG-Lyon, 21 septembre 2014)

Tout le monde l’ignore mais quand il quitte la pelouse du Parc des Princes après un nul décevant contre l’OL (1-1), Zlatan Ibrahimovic ne va plus voir un terrain pendant près de deux mois. Victime d’une talalgie, l’attaquant suédois est rattrapé par son corps grinçant et laisse ses équipiers faire match nul contre le Stade Rennais ou l’Ajax Amsterdam. Du coup, on flippe sévèrement et on imagine Paris sombrer dans la médiocrité sans sa star.

 

Rien de tout ça. Le PSG ne perdra pas une rencontre de la saison sans son Suédois et arrivera même à battre le Barça en poule de Ligue des champions. Les absences d’Alexandre Lacazette ont bien plus pesé sur le bilan comptable de l’OL.

Paris se prend une déculottée (Bastia-PSG, 10 janvier 2015)

On ne l’avait pas vu venir. Pour son deuxième match de l’année, le PSG mène tranquillement 2-0 en Corse quand soudain, c’est le drame. Les Parisiens encaissent quatre buts, dont une exceptionnelle volée de Julian Palmieri, et tombent du podium. En conférence de presse, Laurent Blanc estime que certains de ses hommes « ont fait preuve de suffisance ».

Si Paris inquiète, les joueurs du PSG rassurent rapidement en allant chercher une qualification pour le dernier carré de la Coupe de la Ligue à Saint-Etienne et en enchaînant les succès. Pour voir le PSG perdre de nouveau, il faudra attendre mi-mars et le « pays de merde » de Zlatan Ibrahimovic à Bordeaux (3-2).

Et Zlatan Ibrahimovic retira le penalty (Lyon-PSG, 8 février 2015)

OK, le PSG a largement dominé la rencontre et aurait largement mérité de s’imposer à Gerland. Mené 1-0 par le leader lyonnais, Paris est virtuellement relégué à cinq points de la bande à Hubert Fournier quand Clément Turpin accorde un penalty au champion de France. La première tentative d’Ibrahimovic est repoussée par Anthony Lopes mais l’arbitre offre une seconde chance au Suédois. Motif ? Des joueurs lyonnais sont entrés dans la surface lors de la prise d’élan d’Ibra.

L’attaquant parisien ne manque pas sa seconde opportunité et permet au PSG de revenir du Rhône avec un point. Jean-Michel Aulas pète un câble sur Twitter, sans doute conscient que l’OL a laissé passer une belle opportunité d’éloigner le favori de sa couronne. Visionnaire.

 

Paris leader pour la première fois (PSG-Lorient, 20 mars 2015)

Ouf. Huit mois après le début de la saison, Paris s’empare du fauteuil de leader -pour de vrai hein, pas provisoirement- à l’issue de cette trentième journée et de sa victoire contre Lorient (3-1).

 

Zlatan claque son triplé et le lendemain, Lyon trébuche bêtement contre Nice à la maison (1-2). Le fameux match où Yoann Gourcuff se blesse et sort sans rien demander à personne. Un génie qui avait compris que ça ne servait plus à rien de se fatiguer dans la course au titre. Depuis ce fameux week-end, Paris n’a plus perdu un seul point en championnat.

Les Parisiens impressionnent au Vélodrome (OM-PSG, 5 avril 2015)

On avait rarement autant attendu une confrontation entre Marseillais et Parisiens. Leader, le PSG peut rendre la première place au champion d’automne marseillais, en embuscade en deuxième position, en cas de revers. Chahutés, les hommes de Laurent Blanc sont menés à la pause grâce à un double d’André-Pierre Gignac. En deux minutes, Paris renverse le Classico sur une égalisation de Marquinhos et un but de Morel contre son camp.

Un gros coup dans la course au titre, d’autant que l'OM entame une série de quatre revers de suite dont il ne s'est jamais relevé pendant que le PSG roulait vers son troisième titre.