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« Ça pique un peu », le (difficile) jour d’après pour Léon Marchand ce jeudi

JO 2024 – Natation : « Ça pique un peu », le (difficile) jour d’après pour Léon Marchand ce jeudi

fatigueLe nageur français devait se remettre à l’eau dès ce jeudi matin pour les séries du 200m 4 nages, quelques heures seulement après avoir conquis deux titres olympiques
Nicolas Camus

Nicolas Camus

L'essentiel

  • Léon Marchand a réalisé le troisième temps des séries du 200m 4 nages ce jeudi matin, se qualifiant sans problème pour les demi-finales qui auront lieu en soirée.
  • La remise en route a été dure ce matin pour le nageur toulousain, qui a très peu dormi après son doublé historique de la veille sur 200m papillon et 200m brasse.
  • Pas d’inquiétude en tout cas, Léon ne se laisse pas griser par ses trois titres déjà acquis dans ces Jeux. Cette discipline lui tient à cœur et il lui reste deux courses pour mener à bien son projet fou.

A Paris La Défense Arena,

Si vous vous demandez comment Léon Marchand a dormi après son fabuleux doublé mercredi soir, et bien sachez que pas très bien. La soirée a été longue, un peu trop à son goût. « Beaucoup de médias, plus une conférence de presse, l’antidopage, le massage, le dîner… Enfin, le 5e dîner je devrais plutôt dire, raconte-t-il ce jeudi matin en souriant. Je me suis endormi vers 4 heures du mat’, alors le réveil à 8 heures c’était pas facile. Mentalement et physiquement, ça piquait un peu. »

Comment pouvait-il en être autrement, en même temps ? La décharge d’adrénaline a été tellement immense. C’est pour ça que dans le plan concocté pour réussir cette semaine historique, Marchand savait que « cette matinée (de jeudi) serait la plus compliquée » à gérer. Il faut se réveiller, remettre le corps en route, et se taper à nouveau quatre longueurs sur quatre nages différentes sans trop forcer mais sans lambiner non plus. « Il y avait beaucoup à perdre et pas grand-chose à gagner », résume-t-il, ne cachant pas que la mise en marche a été « très dure ».

Lui-même a du mal à tenir le compte de ses courses

Ça ne l’a pas empêché de se qualifier avec une belle marge, en réalisant le troisième temps des séries. Le retour à l’ordinaire s’est finalement bien passé. « Je n’ai pas vraiment besoin de "switcher", ça se fait tout seul parce que le "200-4" me tient à cœur depuis le début, assure-t-il. Je reste dedans, et puis ces médailles, je ne réalise pas encore en vrai, tant que je n’ai pas encore vu ma famille, mes proches… ça va mettre un peu de temps. »

La seule chose qui compte à ses yeux, cela reste ce qui se passe dans le bassin. Focus donc sur les demi-finales, programmées ce jeudi soir à partir de 21h47. D’ici là, repos. La répétition a entamé ses réserves. « Ça répondait quand même moins bien qu’au premier jour sur le 400m 4 nages, constate-t-il. Mais c’est comme ça, j’ai fait huit courses déjà… Non sept… Neuf en fait. » Même lui se perd un peu dans ce programme démentiel. Ça le fait rigoler. « Allez, il m’en reste deux j’espère (en individuel), ce serait cool. »