JO 2024 : « En fin de soirée ce sera réglé », le foutoir de la salle de judo fait désordre
judo•La structure sous les tatamis a dû être changée en dernière minute, et un problème de poussière est également apparu, suscitant la colère des Fédérations française et internationaleNicolas Camus
Encore un problème qui fait désordre, alors que la cérémonie d’ouverture de ces JO de Paris n’a pas encore eu lieu. Les installations pour les compétitions de judo, à l’Arena du Champs-de-Mars, ont dû être changées en catastrophe entre mardi et ce jeudi, alors que les premiers combats ont lieu samedi. En cause, « des différences de densité sur les tatamis », nous confirme Sébastien Mansois, le DTN de la Fédération française.
Mardi, le président de la Fédération internationale (FIJ) était ressorti en colère de sa visite des lieux. « On se demandait d’où venait le problème car quand on marchait, ce n’était pas homogène. On a d’abord cru que c’étaient les tapis, puis on s’est rendu compte en enlevant les tapis, qu’on pensait mauvais, que sur la plateforme il y avait des marches, des interstices et que ça ne marchait pas », a détaillé le délégué de la FIJ, Jean-Luc Rougé, sur RMC.
La structure sous les tatamis a donc été changée. Mais un autre problème est venu s’ajouter. « Il y a de la poussière partout, indique le président de la Fédération française, Stéphane Nomis. Il n’y a pas assez de caillebotis, il y a trop de poussière, c’est le Champ-de-Mars, et nos judokas, ils combattent pieds nus et en kimono. Il faut trouver un moyen pour qu’il y ait moins de poussière qui rentre dans les salles. »
La rancœur de ne pas avoir eu Bercy
C’est donc le branle-bas de combat à l’Arena, et toutes les équipes sont sur le pont. La FFJ s’est portée en soutien du Comité d’organisation (Cojo) pour trouver des solutions, malgré la rancœur de ne pas avoir obtenu gain de cause sur le lieu. Les instances du judo auraient aimé voir leur sport à Bercy, comme pour le Grand Slam organisé chaque année et qui représente l’une des plus belles compétitions de la saison. Mais le Cojo a décidé que cette salle serait réservée pour la gymnastique, le trampoline puis les phases finales de basket.
« Ils font sans nous depuis le début, et là, ils nous ont appelés à la rescousse, regrette Stéphane Nomis. La Fédération internationale a mis un petit coup de pression à tout le monde pour que ça travaille plus, que ça travaille mieux et que ça travaille surtout ensemble, que ça corresponde plus aux standards du judo mondial et du judo français aussi. »
NOTRE DOSSIER JO 2024Moins remonté que son président contre le Cojo, Sébastien Mansois se veut confiant. « On reste sereins, assure le DTN. Vu l’enjeu, c’est sûr que tout le monde en parle mais les moyens sont mis en place pour que ce soit réglé et je suis certain que tout sera parfait samedi. » Présent au Club France, Teddy Riner a lui aussi fait part de sa sérénité. « Il y a eu des difficultés, oui, mais de ce que j’ai entendu, en fin de soirée ce sera réglé », avance en souriant le poids lourd, qui visera dans cette salle le quatrième titre olympique de sa carrière.


















