JO de Paris 2024 : Le nageur Marc-Antoine Olivier « libéré » après avoir évité une suspension pour trois « no show »
NAGE EN EAU LIBRE•Après trois manquements à ses obligations de localisation pour des contrôles antidopage, le double médaillé lors des Mondiaux de Doha cette semaine vient d’être blanchi mercredi, validant ainsi sa qualification pour les JO de Paris 2024J.Lau. avec AFP
Ça ressemble à la semaine parfaite pour le nageur en eau libre français Marc-Antoine Olivier. Trois jours après avoir obtenu la médaille d’argent sur 10 km, l’athlète de 27 ans s’est à nouveau illustré lors des Mondiaux de natation à Doha (Qatar) mercredi, en obtenant encore l’argent sur 5 km, derrière son compatriote Logan Fontaine. Un résultat synonyme de JO de Paris 2024 pour eux deux.
Mais pour Marc-Antoine Olivier, cela pouvait s’annoncer délicat puisqu’il était sous la menace d’une suspension pour trois manquements à ses obligations de localisation (« no show ») pour des contrôles antidopage. Il s’est dit « libéré » mercredi après avoir été blanchi en première instance par la Chambre antidopage du Tribunal arbitral du sport (TAS).
La Fédération internationale (World Aquatics) et l’Agence mondiale antidopage (AMA) peuvent toutefois encore faire appel de la décision auprès du TAS. « Avec ce que j’ai vécu, je suis complètement libéré. Ça a été une très longue procédure », a déclaré Marc-Antoine Olivier, comblé d’avoir décroché sa qualification pour les JO de Paris dans six mois.
Marc-Antoine Olivier risquait jusqu’à deux ans de suspension
Après une audience qui s’est tenue la semaine passée, « le TAS a décidé qu’aucune violation des règles antidopage relatives aux manquements aux obligations en matière de localisation n’avait été commise, dans la mesure où les manquements invoqués par World Aquatics ne se sont pas produits au cours d’une période de douze mois », a expliqué l’avocat du nageur, Me Olivier Ducrey, dans un communiqué. « Le TAS a conclu à l’absence de violation des règles et a rejeté les accusations », poursuit-il.
Sollicitée, l’instance a précisé que Marc-Antoine Olivier n’avait « pas commis trois "no show" dans le délai d’une année », et que « l’élément temporel » avait été « important » dans la décision rendue. Médaillé de bronze aux JO de Rio en 2016, Marc-Antoine Olivier avait fait le déplacement au Qatar sans avoir la certitude de pouvoir prendre part à la compétition. Il n’a appris qu’il pouvait concourir qu’à son arrivée à Doha le 2 février, soit quarante-huit heures avant le départ du 10 km. Il risquait jusqu’à deux ans de suspension.



















