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Après la grimace, l'équipe de France a enfin retrouvé la joie de vivre

Mondial de handball : « Le déclic a eu lieu », après la balade australienne, les Bleues ont retrouvé la joie de vivre

HANDBALLLes Bleues doivent battre l'Allemagne si elles veulent espérer se qualifier au tour suivant
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

L'essentiel

  • Après un début de championnat du monde plus que poussif, limite préoccupant, les Bleues ont retrouvé goût à la victoire en étrillant l'Australie mardi (46-7).
  • Championnes du monde et d'Europe en titre, les joueuses d'Olivier Krumbholz semblaient avoir perdu le sourire depuis leur arrivée au Japon, mais la balade australienne a finalement relancé la machine à smile.
  • Reste maintenant à valider tout ça face à l'Allemagne mercredi.

Au mauvais endroit, au mauvais moment. Les handballeuses australiennes ont subi une dérouillée mémorable mardi face à l’ équipe de France lors du Championnat du monde 2019 (au Japon), encaissant la bagatelle de 47 pions en une heure de jeu. Bon, on ne se faisait guère d’illusion sur l’issue de cette rencontre ô combien déséquilibrée – l’Australie venait déjà de se prendre deux valises spéciales vol long-courrier face au Danemark et à l’Allemagne –, mais de là à imaginer les filles d’Olivier Krumbholz leur coller un +39…

Il faut dire que les Françaises avaient des choses à se faire pardonner après un début de compétition raté. Après une défaite surprise contre la Corée du Sud en ouverture et un nul tout aussi WTF face au Brésil (19-19) le lendemain, c’est rien de dire que les Bleues avaient la tête des mauvais jours. Une hérésie pour une équipe que l’on avait quittée il y a tout juste un an, tout sourire, sur un sacre à la maison lors des derniers championnats d’Europe.

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Le plaisir retrouvé

« On a un vrai travail à faire sur nous, soufflait Béatrice Edwige après le nul face au Brésil. On a du mal à être dans la communication en ce moment, parce que quand les résultats ne sont pas là on a du mal à être souriantes, apaisées. Mais ça va revenir. C’est peut-être ce qu’il nous manque aussi en ce moment, cette sensation de plaisir. Faut pas trop en demander d’un coup, ça va revenir ». Sachant que l’adversaire australien qui se profilait alors avait une bonne bouille de victime expiatoire, plus que le rebond, c’était la manière qui était attendue. Là-dessus, le contrat est plus que respecté.

« C’est idéal pour se lancer, savoure l’ailière messine Manon Houette. On avait besoin de ça pour retrouver des repères, de l’affinité en attaque. On est contentes de notre performance, surtout parce qu’on a eu très peu de déchets. On a l’impression qu’au-delà de l’adversaire, le déclic a eu lieu. On a réussi à dérouler, à mettre de la joie de vivre. » Cette notion de plaisir revient sans cesse sur les bouches françaises. « C’est important de retrouver le sourire, de retrouver cette bonne ambiance qui a toujours caractérisé cette équipe de France », poursuit celle qui fêtait sa 100e sélection en Bleu contre l’Australie.

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Les Bleues au pied du mur

Pour autant, les Bleues n’en sont pas encore à organiser un paquito dans les vestiaires. Ce qui prédomine surtout après la peignée australienne, c’est du soulagement. « On s’est dit : "OK, c’est bon, on n’a pas tout perdu en deux jours !", rigole l’ailière. On s’est rendu compte que le haut niveau se joue à peu de choses. Tu construis quelque chose sur des années et tout d’un coup, en une défaite t’as l’impression que t’as tout perdu. Mais on est très humbles et les deux mauvais résultats nous ont poussées à faire une remise en question collective. On s’est beaucoup parlé, on a essayé de comprendre ce qui n’allait pas et de trouver les solutions. »

Fortes de ce premier succès, les championnes du monde et d’Europe en titre vont pouvoir aborder leurs deux prochains matchs avec l’état d’esprit adéquat. « La bascule vers l’Allemagne (mercredi à 11h) se fait très rapidement et c’est bon signe, pense la joueuse de Metz. Car mine de rien, dans ce genre de compétitions, quand il y a des défaites on a du mal à passer à autre chose. »

Ce sera une autre histoire mercredi face à des allemandes supérieures en tout point aux plots australiens, mais Olivier Krumbholz l’a assuré mardi au micro de beIN Sports, ses joueuses vont « faire un gros match ». Même degré de confiance chez l’ailière tricolore : « On a souvent dit que la France savait gérer ce genre de situation quand elle se retrouve au pied du mur. Ça tombe bien, on ne peut pas l’être plus que ça ! ».