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Les trois moments sympas de la zone mixte après le titre

Mondial de handball: Porte et sa vision d'Onesta, Dinart qui tient à son polo... Les trois moments sympas de la zone mixte après le titre

HANDBALLEn tout cas, pour ce qu'on en a vu...
Nicolas Camus

Nicolas Camus

lls ont défilé, un par un, et ça a pris un sacré bout de temps. Dans la cohue de la zone mixte, à la sortie du terrain où ils venaient de conquérir un nouveau titre de champion du monde, les joueurs français avaient tous avec un grand sourire aux lèvres, évidemment. Chacun a dit son émotion, sa fierté d’avoir gagné devant ses proches et tous ces supporters. Ce n’était pas non plus la folie furieuse, ça ils le réservaient sûrement pour après, dans les vestiaires. On a tout de même retenu trois échanges assez marrants, chacun dans leur style.

  • Valentin Porte et sa vision de Claude Onesta
But is coming.
But is coming.  - Coudert/Sportsvision/SIPA

Tu peux nous raconter ton but juste avant la mi-temps ?

Ouais, j’avais un peu en tête le ballon de +4, un peu dans la même situation, que je loupe contre la Suède [en quarts de finale]. Claude Onesta voulait m’étrangler. C’est bizarre, j’ai eu l’image de lui dans les buts en train de m’étrangler, donc il fallait pas que je la loupe ! C’est vrai que celle-là est importante… elle nous permet de passer devant alors qu’on n’a pas mené de la partie. Ça met un coup sur la tête aux Norvégiens. Tout s’est inversé.

  • Didier Dinart et sa chemise (enfin, son polo)
- On va t'arracher ton polo coach. - Haha, vas-y essaie un peu pour voir.
- On va t'arracher ton polo coach. - Haha, vas-y essaie un peu pour voir.  - ISA HARSIN/SIPA

A l’époque tu avais l’habitude de déchirer les chemises de Claude Onesta. Est-ce que quelqu’un a essayé d’arracher ton polo ?

Non, parce qu’ils ne sont pas assez costauds pour me déchirer la chemise. Généralement, c’est Daniel Narcisse qui me déchire mon polo, mais là il ne s’est pas laissé emporter.

  • Nedim Remili et son envie de crier
Champion du monde? Moi? A 21 ans?
Champion du monde? Moi? A 21 ans?  - Michel Euler/AP/SIPA

Tu réalises ?

Non. Non. Non, bien sûr que non je ne réalise pas. Je me rends pas compte de ce que j’ai autour du cou. C’est juste énorme, une joie immense. C’est un sentiment indescriptible, mais pas une fin en soi.

Champion du monde à 21 ans, à domicile, t’auras du mal à faire mieux…

Bah, champion d’Europe à 22, champion du monde encore à 23… Moi je me fixe des objectifs très élevés, que ce soit en club ou en équipe nationale. Et je pense que je peux parler pour tous les jeunes. On veut montrer qu’on peut apporter à cette équipe, à ce club France, parce que c’est quand même un club. On va continuer à bosser et se remettre en question. Mais ni demain, ni après-demain.

Mais t’as envie de faire quoi là tout de suite ?

(Il s’excite) J’ai envie de faire quoi ? Mais j’ai envie d’aller dans le vestiaire, aller fêter ça avec mes potes, avec toute l’équipe, et puis aller voir ma famille, profiter aussi avec eux. J’ai envie de crier, je sais pas, j’ai pas les mots, je sais pas ce dont j’ai envie. C’est juste énorme. (On entend crier au fond du couloir) Ah voilà j’ai envie de faire comme eux ! Bon allez je vais faire la fête !