Euro: Les Bleues, cueillies à froid par la Norvège, ne verront pas la finale

HANDBALL Bon, les Scandinaves étaient quand même tenantes du titre...

G. N. avec AFP

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Et ce sont les Norvégiennes qui s'envolent vers la finale.
Et ce sont les Norvégiennes qui s'envolent vers la finale. — Jonathan NACKSTRAND / AFP

Les Françaises ont été valeureuses mais ont craqué sur la fin (20-16) face à la Norvège, superpuissance du handball, ce vendredi à Göteborg (Suède) en demi-finale de l’Euro-2016. Elles devront se contenter du match pour la médaille de bronze. Les Norvégiennes, championnes d’Europe et du monde en titre, étaient trop fortes, et leur envie de récupérer leur suprématie après leur échec en demi-finale des Jeux de Rio trop dévorante. Elles affronteront dimanche les Pays-Bas en finale.

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Les vice-championnes olympiques auront un jour pour digérer leur déception et pour se reconcentrer sur le match pour la troisième place contre le Danemark dimanche (15h30). Cela vaut la peine car la France n’a jamais eu que deux médailles à l’Euro, et la dernière date d’il y a dix ans. Les Danoises, dominées par les Néerlandaises (26-22) en demi-finales, paraissent largement à leur portée.

Un match à domicile pour la Norvège

La France n’avait jamais battu la Norvège dans un match-couperet d’un grand championnat, et rarement en match amical. Il faut dire que les Scandinaves dominent le hand féminin de la tête et des épaules depuis deux décennies. Sur 31 médailles possibles depuis leur éclosion aux Jeux de Barcelone en 1992 (argent), elles en ont désormais récolté 24. Un nouveau titre dimanche serait leur 12e, et le sixième en sept éditions de l’Euro, leur épreuve préférée.

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Les Bleues devaient réussir cet exploit dans les conditions d’un match à l’extérieur car les tribunes du Scandinavium, presque vides les jours précédents, s’étaient soudain emplies de 10.000 supporteurs norvégiens, la frontière n’étant qu’à 180 km et la capitale Oslo à 300.

Un bon départ puis un gros trou d’air

Les Françaises n’ont pas été impressionnées et ont pris un départ idéal, menant 6-3 après une dizaine de minutes grâce à un festival en attaque de Lacrabère (5 buts en première période, 6 au total) et à une série d’arrêts d’Amandine Leynaud (7). Elles ont pris l’eau une première fois pendant treize minutes cauchemardesque lors desquelles elles ont encaissé un 7 à 0 qui a permis aux Scandinaves de virer en tête à la pause avec deux buts d’avance (9-11).

Mais le suspense n’était pas éteint car au lieu de s’effondrer, les médaillées d’argent de Rio ont eu une belle réaction au retour des vestiaires. Dès le milieu de la seconde période, elles étaient de nouveau en tête (15-14) après une nouvelle série d’arrêts, cette fois de Laura Glauser, entrée à la pause.

Mais les Bleues n’allaient plus marquer qu’un seul but, contre six aux Norvégiennes plus fraîches. Ce deuxième trou d’air envoyait les Françaises vers une « petite finale » où elles devront confirmer leur installation parmi les grandes nations, moins de quatre mois après l’aventure de Rio.