Euro de handball féminin: Vous n'avez rien suivi du parcours des Bleues? On vous explique comment mater la demie

HANDBALL Les vice-championnes olympiques rêvent du titre continental...

Romain Baheux

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Les handballeuses françaises fêtent leur victoire contre la Serbie le 14 décembre 2016.
Les handballeuses françaises fêtent leur victoire contre la Serbie le 14 décembre 2016. — Jonathan NACKSTRAND / AFP

Entre les « Football Leaks », le Vendée Globe et les performances de Martin Fourcade, on avoue avoir laissé peu de temps de cerveau disponible à nos handballeuses. Pourtant, les vice-championnes olympiques de Rio réussissent un sacré Euro, où elles affronteront la Norvège vendredi (20h45) en demi-finale. Histoire que vous puissiez regarder le match avec quelques repères, on a demandé à la capitaine de l’équipe Siraba Dembélé ce qu’il vous fallait particulièrement surveiller pour ne pas être largués. Session de rattrapage accélérée.

Notre truc : la défense et la gardienne

Si vous allumez votre télévision pour voir une équipe débridée qui ouvre les vannes en permanence, économisez la pile de votre télécommande. Comme à Rio, les Bleues d’Olivier Krumbholz s’appliquent surtout à (très) bien défendre et n’ont pris que cent buts en six rencontres, soit le plus petit total des demi-finalistes. Leur seule défaite contre les Pays-Bas ? Un petit 18-17. Une performance aussi due à l’efficacité de ses gardiennes Laura Glauser et Amandine Leynaud.

On ne passe pas.
On ne passe pas. - JONATHAN NACKSTRAND / AFP

L’avis de Siraba Dembélé : « La défense, c’est le pilier de cette équipe. Il y a une part de tactique, mais aussi une énorme hargne que l’on s’applique à mettre. On sait que les équipes craignent cet aspect de notre jeu donc ça nous met en confiance. Les gardiennes ? Amandine est la "maman" de Laura, qu’elle a connu à Metz. Elles communiquent beaucoup et se poussent mutuellement. »

Notre joueuse en feu : Estelle Nze Minko

Notre star a 26 ans, évolue dans le club hongrois de Siofok et ses appuis retournent les défenses de l’Euro. Septième meilleure marqueuse de la compétition avec 29 buts, Estelle Nze-Minko impressionne le staff des Bleues par ses capacités physiques. « Heureusement que les autres sports ne les ont pas vues avant nous, dit d’elle et du duo Niombla-Dembélé le préparateur physique Pierre Terzi. Sur 200 m ou 400 m, ça aurait pu envoyer ! » On vous prévient, les Norvégiennes vont la cibler.

L’avis de Siraba Dembélé : « Elle est sur son petit nuage depuis le début de la compétition. On n’essaie même pas de la chercher en particulier, on la laisse faire son truc et c’est assez énorme. La plus grande qualité d’Estelle, c’est sa vivacité. C’est la seule au monde à être capable de passer d’une aile à l’autre en deux appuis ».

Notre botte secrète : les fins de match dingues

Le quart de finale contre l’Espagne aux JO, où elles avaient remonté un handicap de quatre buts à quatre minutes du terme, nous a fait perdre dix années d’espérance de vie. A l’Euro, les Bleues ont remis ça contre les Ibères, battues sur le fil d’un tir de trente mètres d’Allison Pineau dans le but vide. Et encore, on passe outre cette demi-finale olympique contre les Pays-Bas où Glauser avait sauvé les Françaises d’un réflexe fou dans les derniers instants.

L’avis de Siraba Dembélé : « Promis, on ne le fait pas exprès (rires). Si je pouvais éviter d’en arriver là, je le ferai. Maintenant, il faut reconnaître que l’un de nos talents, c’est de ne jamais paniquer durant ces phases tendues. Je ne vois jamais les filles faire n’importe quoi dans les derniers instants. Maintenant, ça serait bien de ne pas amener la Norvège avec un seul but d’écart dans les dernières minutes car c’est une grande équipe qui a l’habitude de gérer ça. »