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Sous le feu des critiques, Camavinga est-il définitivement cramé au Real ?

Bayern - Real : Sous le feu des critiques après expulsion, Camavinga est-il définitivement cramé au Real ?

LIGUE DES CHAMPIONSBêtement exclu huit minutes après son entrée en jeu face au Bayern, mercredi soir, Eduardo Camavinga traverse une période très compliquée du côté du Real Madrid
Aymeric Le Gall

A.L.G.

Eduardo Camavinga doit-il craindre l’effet kiss cool ? Passé globalement à travers mailles du filet des critiques, de la presse madrilène comme de celles de son coach, Alvaro Arbeloa, qui ne le porte pourtant pas dans son cœur, le milieu de terrain français risque quand même d’entendre rapidement parler du pays après sa « distasterclass » de mercredi en quart de finale retour de C1.

Exclu huit petites minutes seulement après son entrée en jeu pour deux cartons jaunes, dont un, certes sévère mais d’une stupidité effarante, l’ancien Rennais se trouve pour l’instant dans l’œil du cyclone mais sa responsabilité dans la défaite et l’élimination du Real mercredi soir ne tardera pas à occuper tout l’espace médiatique autour du club merengue. Au point qu’on se demande si cet épisode peut sonner le glas de son expérience madrilène, lui qui ne cesse de décevoir depuis des mois, pour ne pas dire plus.

Souvent transparent sur le terrain, Camavinga n’a jamais réussi à prendre l’épaisseur que l’on attendait de lui quand il a quitté l’Ille-et-Vilaine, auréolé de l’étiquette de nouveau crack du football français, et la patience des supporters du Real n’est pas illimitée, loin de là.

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Déjà désigné par nombre d’entre eux comme l’un des principaux responsables de la défaite du Real à Majorque (2-1), trois jours avant le match aller face au Bayern, le milieu de terrain français va devoir se montrer très costaud mentalement pour parvenir à rebondir, alors que les premières rumeurs de départ n’ont pas tardé à circuler dans la presse espagnole. Sur les réseaux sociaux, les « Camavingadas », petit nom pas forcément sympa donné pour désigner les boulettes du garçon, fleurissent à chaque match où il passe au travers.

Un contrat longue durée mais un crédit déjà bien entamé

Sous contrat jusqu’en 2029, après avoir prolongé son bail de trois ans supplémentaires en 2023, Camavinga ne compte pas lâcher la rampe aussi facilement, lui qui dispose encore pour le moment du soutien inconditionnel de son président Florentino Perez. Mais l’amour et l’attachement étant des notions bien précaires dans le monde du football, il ne faudrait pas grand-chose pour que le revirement ne s’impose également dans la tête du patron du Real.

Si la fin de saison du Real s’annonce longue, très, très longue, lui qui n’a plus rien à jouer d’ici au mois de mai prochain, elle servira peut-être au Français pour se montrer sous un meilleur jour et prouver qu’il a encore sa place dans l’autoproclamé meilleur club du monde. Mais son crédit a largement été entamé et la prochaine sortie de route pourrait bien lui être fatale.