PSG - Atalanta : Marquinhos et Nuno Mendes buteurs, mais qui a dit que Paris avait besoin d’attaquants pour marquer ?
changements de poste•Face à l’Atalanta Bergame, à l’occasion de la première journée de la Ligue des champions, mercredi, le PSG a pu compter sur les grosses prestations offensives de ses défenseursAntoine Huot de Saint Albin
L'essentiel
- Pour sa rentrée en Ligue des champions, le PSG a écrasé l’Atalanta Bergame 4-0 au Parc des Princes, mercredi, malgré les blessures de plusieurs joueurs offensifs, comme Dembélé ou Doué.
- Ils ont été bien suppléés, notamment, par les défenseurs qui, offensivement, ont livré une énorme prestation, à l’image de Nuno Mendes et de Marquinhos, tous les deux buteurs dans le jeu.
- « C’est toujours joli de voir des défenseurs marquer des buts », s’est réjoui l’entraîneur du PSG, Luis Enrique.
Au Parc des Princes,
On a imaginé les défenseurs de l’Atalanta Bergame se frotter les mains à chaque mauvaise nouvelle qui venait s’abattre sur le PSG ces derniers jours. « Désiré Doué blessé, puis Ousmane Dembélé, et maintenant Khvicha Kvaratskhelia ? Le maraboutage a fonctionné, c’est bon, ça va passer crème, il faudra juste surveiller un peu Bradley Barcola. » Les comptes ne sont pas bons Kevin*, pas bons du tout. Car après avoir pris 4-0, mercredi soir au Parc, la Dea n’a pas du tout bien géré son histoire.
Déjà parce que, si les deux premiers Parisiens étaient bien absents, le troisième a connu une guérison express et s’est permis quand même de casser quelques lombaires italiennes, tout en imitant Moïse et sa traversée de la Mer Rouge avant d’envoyer une énorme sacoche dans le but de Marco Carnesecchi. Le quatrième, lui, a encore fait parler ses dribbles et sa vitesse, mais a été malheureux devant le but, en ratant notamment un penalty avec un tir digne d’un enfant de 6 ans.
Non si Paris s’est nettement imposé, il le doit en grande partie à ses défenseurs. Pas forcément pour avoir arrêté les assauts (peu nombreux) de la Dea, mais surtout pour avoir été la première force offensive du club de la capitale mercredi soir. Suffisant pour impressionner Lucas Chevalier derrière eux : « C’est très plaisant », en a souri l’ancien portier du Losc en zone mixte.
Nuno Mendes, le regen de Roberto Carlos
Le latéral portugais a fait un match stratosphérique offensivement, en enchaînant les humiliations pour des pauvres défenseurs qui étaient à deux doigts d’appeler le numéro vert mis à disposition par le gouvernement (une habitude) pour les victimes de cet énergumène. Véloce comme pas deux, il s’est même permis de faire une course départ arrêté avec un adversaire qu’il a mis dans le vent quelques mètres plus loin.
Très dangereux d’entrée de jeu, avec des centres puissants et des percées foudroyantes, Nuno Mendes s’est également positionné en avant-centre (oui, oui) lors de certaines relances de Lucas Chevalier. Touche à tout, il a conclu son chef-d’œuvre par un but magnifique, où il a infligé un tour de reins à Marten de Roon qui a fini les fesses dans l’herbe avant de résister à Raoul Bellanova et tromper Carnesecchi d’un tir puissant au premier poteau. Banger, comme disent les jeunes.
Marquinhos s'offre des libertés
Il faut croire que le titre de champion d’Europe lui a redonné une seconde jeunesse. Qui était là, dès la troisième minute de jeu pour presser les attaquants de la Dea à 70 mètres de ses propres buts ? Oui, oui, c’était bien le Brésilien. Et dans la foulée, car il aurait été trop bête de s’arrêter après avoir subtilisé le ballon, le capitaine parisien était présent dans la surface, en renard des surfaces pour ouvrir le score. Improbable, mais vrai.
« C’est toujours joli de voir des défenseurs marquer des buts, Marquinhos en a mis beaucoup avec le PSG, s’est réjoui Luis Enrique à la fin de la rencontre. Et il peut en marquer encore plus. » Et Marquinhos était encore là, toujours dans la surface italienne, en fin de première période, pour obtenir un penalty, non transformé par Bradley Barcola. En l’absence de Dembélé, et avec un Gonçalo Ramos en plein doute, mais buteur mercredi, Paris a peut-être trouvé son nouvel avant-centre.
Achraf Hakimi, jamais fatigué
Le garçon a la santé. Mettez-lui 90 matchs par saison joués en intégralité, ça ne lui fait pas peur, Achraf Hakimi continuera de balayer son côté droit sans cesse. Le latéral marocain, qui devrait être dans le top 3 du Ballon d’or, a encore livré une grosse prestation face aux Italiens, que ça soit sur son côté, mais aussi un peu plus dans l’axe comme il a l’habitude de le faire depuis plus d’un an. Et, avec un peu plus de chance, il aurait pu, encore, faire gonfler sa feuille de stats.
Tout d’abord dès la 8e minute de jeu où l’ancien latéral du Real Madrid a parfaitement trouvé Barcola, qui n’a pu tromper le portier de l’Atalanta, mais surtout deux minutes plus tard, toujours pendant la tempête qui s’abattait sur la Dea, où il a trouvé le poteau après une superbe action menée avec Fabian Ruiz. On comprend mieux le choix de la direction parisienne de ne pas lui trouver de remplaçant pour le reposer, le garçon est irremplaçable.
Pacho, la force tranquille
Le défenseur central équatorien a été le seul de la bande à ne pas pouvoir s’exprimer offensivement. Mais comme tous ses petits copains ont eu droit à leur moment de gloire, il s’est montré en fin de match en récupérant plusieurs ballons dans les pieds des attaquants italiens et en harcelant ces charmants pères de famille comme un chien enragé. Ils ne sont pas revenus vers lui en connaissance de cause. On aurait fait la même chose.
*Vous avez totalement le droit de nous insulter pour cette référence, on trouverait même ça normal et justifié. Pour ceux qui ne connaissaient pas encore ce pan de la culture française, la rédaction s’excuse par avance.


















