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Marcus Thuram toujours accusé de viol, malgré une affaire classée sans suite

Inter Milan - Barcelone : Marcus Thuram toujours accusé de viol dans une affaire classée sans suite en Allemagne

FootballL’attaquant de l’Inter Milan Marcus Thuram, qui dispute la demi-finale de la Ligue des champions ce mardi soir, est accusé de viol et de violence par une actrice pornographique lorsqu’il évoluait en Allemagne
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

Lorsqu’il rentrera sur la pelouse de Giuseppe-Meazza, ce mardi soir en demi-finale de Ligue des champions face au FC Barcelone, Marcus Thuram aura, peut-être, la tête ailleurs. A cette vidéo qui est sortie lundi matin sur Tiktok où on voit l’attaquant de l’Inter Milan, buteur au match aller, demander à une jeune femme d’arrêter de l’enregistrer. Celle-ci accuse l’international français de l’avoir violée et violentée.

La vidéo date d’il y a environ trois ans, lorsque Marcus Thuram évoluait encore au Borussia Moenchengladbach, en Bundesliga. Une enquête avait été ouverte par la justice allemande mais avait finalement été classée sans suite il y a un peu plus de deux ans, comme le rapporte Le Parisien, ce mardi. Alors, pourquoi la vidéo est ressortie en ce début de semaine ?

« Je ne veux pas être réduite au silence »

« Je veux partager mon histoire, si d’autres personnes ont été agressées par lui ou d’autres personnes, explique la victime Charlotte Lavish, interrogée par Le Parisien. Je ne veux pas être réduite au silence. » Ancienne graphiste, la jeune femme, actrice pornographique, accuse le joueur formé à Sochaux de l’avoir violée à plusieurs reprises, mais également de violences, de séquestration et de vol.

La jeune femme, vivant aux Pays-Bas, avait rejoint Marcus Thuram en Allemagne grâce à un chauffeur payé par l’international français. Mais sur la route, Charlotte Lavish sentait que quelque chose ne tourne pas rond : « Je ne me sentais pas très à l’aise, mais je me suis dit que quelqu’un d’aussi célèbre ne serait pas dangereux, car il voudrait protéger sa réputation. »

Selon elle, si l’affaire a été classée sans suite, c’est parce que l’enquête n’avait pas pu déterminer si « les relations sexuelles avaient été consenties ou non ».