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Une « forteresse » bouillante… Le PSG doit-il avoir peur de Villa Park ?

Aston Villa - PSG : Ambiance bouillante et pression sur le terrain… Paris doit-il avoir peur de Villa Park ?

FootballLe PSG aborde le quart de finale retour de Ligue des champions face à Aston Villa avec deux buts d’avance
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Bien parti pour se qualifier pour les demi-finales de la Ligue des champions après sa victoire 3-1 à l’aller, le Paris Saint-Germain se déplace à Birmingham pour affronter Aston Villa mardi.
  • L’ambiance à Villa Park promet d’être bouillante, comme l’a suggéré l’entraîneur Unai Emery : « Si nous nous connectons à nos supporteurs, si on leur transmet beaucoup d’énergie positive, et si on fait tout ce qu’il faut sur le terrain, ils vont ajouter leur énergie à la nôtre, et vont beaucoup nous aider. »
  • Le PSG et son entraîneur Luis Enrique semblent sereins face à cette atmosphère, comme sur ce que va proposer Aston Villa sur le terrain : « Si on est prêts à souffrir, on est prêts à remplir l’objectif qui est la victoire. »

Les touristes tombés amoureux de Venise ont certainement dû faire un petit tour à Strasbourg (la Venise alsacienne), Bruges (la Venise du Nord) ou Amsterdam (la petite Venise des Pays-Bas) pour tenter d’y retrouver le charme de la cité vénétienne. Mais, lorsque sur leur guide de voyage s’est attardé sur Birmingham, les interrogations ont dû être nombreuses.

Si elle est bien surnommée la Venise des Mitlands pour ses nombreux canaux (davantage qu’à Venise), Birmingham est loin de ce qu’on peut appeler charmante. Ça tombe bien, le PSG, qui arrive avec deux buts d’avance, n’est pas venu dans le cœur de l’Angleterre pour faire du tourisme. Oublié le Birmingham Wildlife Conservation Park ou la bibliothèque municipale, la seule vraie attraction sera Villa Park, où Paris tentera de valider son billet pour les demi-finales de la Ligue des champions mardi soir.

Villa Park, un cauchemar, vraiment ?

Le stade des Villans à l’ancienne et ses 42.000 spectateurs, tous équipés d’une petite écharpe glissée sur leur siège, doit se muer en cauchemar pour les Parisiens. Une ambiance bouillante attendrait Ousmane Dembélé et ses petits copains, comme l’a suggéré (tout doucement) Unai Emery, l’entraîneur d’Aston Villa, en conférence de presse lundi après-midi :

« Si nous nous connectons à nos supporteurs, si on leur transmet beaucoup d’énergie positive, et si on fait tout ce qu’il faut sur le terrain, ils vont ajouter leur énergie à la nôtre, et vont beaucoup nous aider. C’est toujours comme ça quand on joue à la maison. Il y a toujours cette énergie positive pour nous. On doit se servir de Villa Park comme d’une forteresse. »

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Le club anglais y est même allé de sa petite vidéo sur les réseaux sociaux avec musique qui fait peur, pyrotechnie, supporteurs qui chantent à gorges déployées avec un leitmotiv : « On croit en Villa Park ». C’est de bonne guerre, et tous les clubs feraient la même chose. Mais le même refrain est a été entendu à Liverpool, il y a quelques semaines. Pour le résultat que l’on connaît.

« Faire abstraction de toute cette ambiance »

Pas effrayés du tout par le Kop et tous les Reds en folie après le succès au Parc des Princes, les Parisiens n’avaient fait qu’une bouchée des Anglais, mués aussi par la nécessité de renverser le score. Le scénario sera différent mardi soir à Villa Park, où les Villans sont invaincus en Ligue des champions (une seule défaite en Premier League), avec un avantage de deux buts à gérer face à des Villans qui arriveront sûrement le couteau entre les dents.

« On n’est pas venus pour spéculer, on est venu pour gagner, a affirmé Ousmane Dembélé. On ne se dit pas de défendre ou garder le score. On veut jouer notre jeu jusqu’au bout. On sait que ça va être une grosse ambiance comme Liverpool ou Newcastle. Et puis on a tous nos supporteurs qui seront là pour nous encourager. On va faire abstraction de toute cette ambiance et rester focus sur le match. »

Même sensation évidemment, chez Luis Enrique, très heureux de venir dans cet antre historique du football anglais, mais pas impressionné pour deux sous : « C’est toujours un plaisir de venir jouer un match dans un stade comme Villa Park avec son histoire. Nos joueurs ont l’habitude de jouer dans de genre d’endroits de haut niveau. »

Le PSG prêt à souffrir

Même Unai Emery reconnaissait que l’ambiance mise par The Claret & Blue Army ne devrait pas avoir d’incidence sur l’adversaire, qui a déjà connu des ambiances bien plus hostiles en Ligue des champions. « Le PSG a des joueurs d’expérience qui savent jouer à l’extérieur, ils le font en France et en Europe », a indiqué l’ancien coach parisien. Alors, si la pression venue des tribunes ne devrait avoir aucun effet, l’Espagnol espère que celle mise sur le terrain pourra venir chahuter le club de la capitale.

Et donc radicalement changer leur approche du match par rapport à celle de la semaine passée, où Aston Villa s’était contenté de défendre. « On doit suivre notre plan le plus possible, être protagonistes, a détaillé Emery. Si nous obtenons une prolongation, c’est fantastique. Et si nous obtenons une séance de tirs au but, c’est aussi fantastique. Tactiquement et collectivement, on va essayer d’être les meilleurs possibles. »

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A voir l’air détendu de Luis Enrique en conférence de presse, pas sûr que le PSG soit effrayé par ce Villa 2.0, même s’il s’attend à voir le but de Gianluigi Donnarumma un peu plus pris d’assaut : « Il y aura de nombreux moments où on souffrira beaucoup. Il faut avoir la capacité à oublier ce qu’il se passe autour. Si on est prêt à souffrir, on est prêt à remplir l’objectif qui est la victoire. Il n’y a pas d’excès de confiance, tout le contraire. » Zen, Luis Enrique. Même avec Thomas Shelby et tous les Peaky Blinders sur le dos, l’Espagnol trouverait le moyen d’être calme. Alors ce n’est pas un quart de finale de Ligue des champions qui va l’effrayer.