A.H. avec AFP
Les deux matchs entre Israël et l’Irlande (les 27 septembre et 4 octobre), comptant pour la Ligue des nations, n’ont pas commencé que la bataille fait déjà rage entre les deux pays. Et les échanges verbaux ne sont pas près de s’arrêter. D’autant que le Premier ministre irlandais, Micheal Martin, a apporté mardi son soutien au sélectionneur de l’équipe nationale de football après des propos critiques contre Israël.
Heimir Hallgrimsson avait ainsi estimé la semaine dernière que son équipe ne jouait pas « avec le génocide », mais « contre le génocide ». « Nous jouons contre Israël, nous ne jouons pas avec Israël ». La Fédération israélienne de football a réagi lundi en accusant Hallgrimsson de « stupidité, d’ignorance et d’hypocrisie ».
Matchs déplacés en Hongrie et en Serbie
Pour le Premier ministre irlandais, les propos de la fédération israélienne sont « inacceptables » et devaient être retirés. Micheal Martin, qui s’exprimait devant des journalistes en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, a estimé que la prise de position du sélectionneur irlandais reflétait les inquiétudes concernant l’ampleur des morts et des destructions à Gaza.
« Israël ne peut pas continuer à nier ce que le monde sait », a fait valoir Micheal Martin, dont le pays est un soutien majeur de la cause palestinienne en Europe. La tenue des deux matchs contre Israël est vivement contestée en Irlande, où plus de 160 sportifs ont signé une lettre ouverte appelant à boycotter les rencontres, tandis que des manifestants se sont rassemblés lundi devant l’hôtel de l’équipe nationale à Dublin. D’autres manifestations sont prévues dans tout le pays à l’approche des matchs.
Le match à domicile de l’Irlande, prévu le 4 octobre, a été déplacé à Backa Topola, en Serbie, en raison de craintes liées à la sécurité. La rencontre du 27 septembre, officiellement match à domicile d’Israël, sera également disputée sur terrain neutre, à Debrecen, en Hongrie.