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Le club de Gérone au centre des débats à l’Assemblée sur la loi d’amnistie

Liga : « Si l’Espagne est brisée, c’est peut-être parce que Gérone est premier », ironise un député à l’Assemblée

PolitiquePremier de Liga à la surprise générale, Gérone fait parler même au sein de l’Assemblée espagnole
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez va obtenir ce jeudi la confiance des députés pour rester à la tête d’un pays profondément divisé face à sa décision de concéder une loi d’amnistie aux indépendantistes catalans en échange de leur soutien. Au pouvoir depuis 2018, le socialiste est assuré d’obtenir 179 voix lors d’un vote prévu dans la journée, un nombre supérieur à la majorité absolue fixée à 176.

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Le Premier ministre a dû négocier tous azimuts ces dernières semaines pour sceller des accords avec plusieurs formations régionalistes, dont le soutien s’avère crucial faute de majorité claire au Parlement. Il a en particulier dû discuter avec le parti de l’indépendantiste catalan Carles Puigdemont, installé en Belgique depuis six ans pour échapper aux poursuites judiciaires lancées à son encontre pour avoir mené la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.

Des sourires en coin

Carles Puigdemont a obtenu des socialistes l’adoption prochaine d’une loi d’amnistie pour des centaines d’indépendantistes poursuivis par la justice, qui lui permettra de revenir en Espagne. Rejetée, selon plusieurs sondages, par une majorité des Espagnols, cette amnistie a fait descendre dans la rue des centaines de milliers de personnes dimanche, à l’appel du PP. Une nouvelle mobilisation, à laquelle participeront les dirigeants du PP et du parti d’extrême droite Vox, est prévue samedi à Madrid.

« Cela fait quarante-six ans [depuis la fin de la dictature] que vous dites que l’Espagne se casse. Elle s’est brisée à cause de la Constitution, à cause du statut des provinces autonomes, à cause des négociations PSOE-ETA, à cause de la motion de censure de Sanchez, à cause de la coalition PSOE-Podemos, a ironisé devant l’Assemblée, mercredi, Gabriel Rufian, porte-parole d’ERC, les indépendantistes de gauche, en visant les députés de droite. Maintenant, elle se brise à cause de l’amnistie et, peut-être, parce que Gérone est leadeur de Liga. » Petits sourires en coin de certains députés, et silence.