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PSG – Rennes : Des sifflets mais un but… Mbappé fait oublier son gros boudin et envoie Paris en finale contre Lyon
COUPE DE FRANCE•Auteur du seul but de la rencontre, Kylian Mbappé a prouvé qu’il était encore l’homme des matchs qui comptent au PSG, quatre jours après son (mauvais) sketch au VélodromeAymeric Le Gall
L'essentiel
- Auteur du seul but du match contre Rennes, mercredi, en demi-finale de Coupe de France, Kylian Mbappé a fait ce qu’il fallait pour faire oublier son comportement au Vélodrome après le classique face à l’OM.
- Si Paris a réalisé une performance collective très correcte, c’est encore et toujours son numéro 7 qui se charge de faire la différence au score.
- L’importance du Kyks dans cette équipe – et dans les matchs qui comptent – lui offre une certaine latitude, même si son comportement parfois individualiste en agace plus d’un parmi les supporteurs.
Au Parc des Princes,
On n’ira pas jusqu’à appeler cela une rédemption, mais la copie rendue par Kylian Mbappé contre Rennes, mercredi soir, quatre jours après avoir fait un gros boudin malvenu après sa sortie prématurée au Vélodrome, a permis de calmer tout le monde. Jusqu’aux ultras du Collectif Ultras Paris qui, n’ayant que très peu goûté les états d’âme du Kyks dimanche sur Instagram, n’ont pas hésité à siffler son nom lors de l’annonce de la compo d’équipe ? Peut-être pas.
Pour ça, il faudra faire bien plus et briller la semaine prochaine dans ce même Parc des Princes face au FC Barcelone en quart de finale aller de Ligue des champions. Si le virage Auteuil attendra donc de voir, le reste du Parc, lui, a apprécié et salué la performance de son unique buteur mercredi soir.
Du mieux après trois semaines compliquées
Après trois matchs plus que quelconques – deux en Bleus, l’autre lors du classique face à Marseille – le numéro 7 parisien a retrouvé une partie de son fluide magique, de ses accélérations foudroyantes et de sa justesse balle aux pieds. A l’image de ce dépose-minute d’Omari sur le côté gauche de la défense rennaise qui obligera le défenseur à lui accrocher le maillot et offrir un péno aux Parisiens.
Manque de bol pour Kyky, Mandanda sortira un arrêt de grande classe, repoussant l’échéance mais de quelques minutes seulement. Sur une ouverture de Fabian Ruiz, Mbappé mettra à nouveau Omari dans la sauce et ouvrira le score d’un tir contré chanceux. La joie fut retenue, les bras en l’air comme pour s’excuser de son penalty manqué.
Disponible et moins entêtée à vouloir faire la différence que toutes ces dernières semaines, la machine à but parisienne semble (re) monter en puissance avant le grand rendez-vous européen face au Barça. S’il est tombé à de multiples reprises sur un Mandanda en état de grâce, au moins a-t-il réussi à se créer de grosses occasions, comme sur ces deux pralines détournées par l’ancien gardien de l’OM (53e et 58e).
Un Mandanda qui, à défaut de se muer en héros du soir côté Breton, aura au moins évité la rouste à ses coéquipiers. « Steve a fait un grand match. Il confirme qu’il est dans un temps très fort, il est très performant, décisif. Il est en grand partie responsable de notre redressement, de par son attitude, ce qu’il dégage, son leadership, a d’ailleurs tenu à souligner Julien Stéphan après le match. A son âge, plus près de la fin que du début, mais il est loin de la fin encore, il fait partie des tops gardiens en Ligue 1. »
Un collectif rodé mais toujours dépendant de Mbappé
Mais revenons à notre mouton pas bougon. Sans avoir fait le match de sa vie, Kylian Mbappé a montré beaucoup d’envie, au point de piquer deux sprints défensifs pour revenir tacler dans les pieds rennais, récupérer le ballon et faire se lever des spectateurs peu habitués à le voir se rabaisser à ce genre de basses besognes habituellement réservées au vil peuple.
Après plusieurs jours à devoir s’expliquer sur les humeurs de son joueur à Marseille, Luis Enrique a préféré mercredi mettre en avant la prestation collective de son équipe, face à une équipe rennaise qui, il faut bien le dire, n’a pas non plus fait grand-chose pour contrecarrer ses plans. « J’ai tout aimé ce soir, pour faire un match complet contre Rennes, nous avons été capables de les contrôler, de dominer les transitions, de ne pas concéder d’occasions malgré leurs qualités, on a eu le contrôle à tout moment. Même quand on perdait le ballon, on le récupérait rapidement », a-t-il expliqué.
Du côté des joueurs, seul Lucas Hernandez a pointé le bout de son museau en zone mixte, la communication du PSG daignant nous laisser lui poser quelques questions en moins de deux minutes chrono. Et lui aussi a voulu mettre la prestation collective à l’honneur, assurant que le PSG « continue de monter en puissance pour arriver à ce match face à Barcelone en étant le mieux possible ».
Un Kyky toujours là pour régler l’addition
Si le collectif parisien s’est en effet montré solide de bout en bout et plutôt cohérent dans son expression, on ne peut que constater en revanche que c’est encore et toujours Mbappé qui fait cracher les adversaires au bassinet. Comme contre la Real Sociedad il y a un mois maintenant.
Tant qu’Ousmane Dembélé continuera de saloper les merveilleuses différences qu’il fait balle aux pieds avec une finition de souillon, que Ramos et Kolo Muani auront si peu de temps de jeu et que Kang-In Lee, titulaire mercredi, ne fera pas autre chose que servir de vulgaire passe-plat sans jamais rien tenter de déstabilisant, Mbappé reste le maillon indispensable de cette équipe.
Il peut donc bien continuer de bouder à sa guise et placer son ego au-dessus du collectif puisque, et il le sait, c’est encore lui jusqu’à preuve du contraire qui détient la clé de la destinée du PSG cette saison dans les matchs qui comptent. C’est d’ailleurs cela qui fait que la colère ne gronde pas encore (trop) contre lui, après ses frasques monégasques et marseillaises. Pour que ça dure, il faudra faire encore mieux lors de la double confrontation face à un Barça lui aussi en quête de rédemption.


















