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Manchester City : Rayan Cherki, le magicien qui veut « remettre le foot à l’ancienne à la mode »
OLD SCHOOL CHERKI•Dans une longue et passionnante interview dans L’Equipe, Rayan Cherki a laissé entendre qu’il était en mission pour redonner au foot à l’ancienne toutes ses lettres de noblesseA.L.G.
Regarder jouer Rayan Cherki c’est faire un bond dans le passé, quand les artistes n’étaient pas bodybuildés et jouaient à l’instinct pour nous faire bondir de notre siège ou de notre canapé. C’est l’époque révolue des numéros 10 à l’ancienne, celle des Dennis Bergkamp, des Riquelme ou autres Javier Pastore. Des joueurs pour lesquels on paye pour aller prendre du plaisir au stade l’espace de 90 minutes.
Et c’est encore cette vision du football qui anime Rayan Cherki, l’ancien magicien du centre de formation de l’OL parti chercher la gloire outre-Manche en rejoignant le Manchester City de Pep Guardiola l’été dernier. A l’occasion d’une interview fleuve accordée à L’Equipe, le numéro 10 des Citizens a partagé une partie de sa conception de ce sport qui évolue et se transforme trop vite à son goût, lui qui rêve de nous (re) faire aimer le football d’hier.
Régaler le public, telle est la mission de Cherki
Quand le journaliste lui demande si son profil est compatible avec le football moderne, notre esthète ne réfléchit pas deux secondes. « Jamais !, s’étrangle-t-il. Parce que j’ai un objectif, aider à remettre le foot à l’ancienne à la mode. Un jour, j’espère y arriver. Aujourd’hui, mon foot est efficace et j’ai aussi cette part de jeu à l’ancienne. Donc, si je parviens à faire matcher les deux, j’arriverai à faire kiffer les gens comme j’en ai envie. »
Pour le gamin de, le foot doit rimer avec « magie, rêves, passion, bonheur ». « Des gens ont des problèmes, vivent des situations folles. Nous avons la chance de pouvoir leur faire vivre quatre-vingt-dix minutes où ils oublient ça, prolonge-t-il. Mon objectif, quand ils viennent au stade, c’est qu’ils se disent "punaise, c’est extraordinaire ce qu’on a vécu". Quand ils remontent dans leur voiture, même en conduisant, en retrouvant leurs problèmes, qu’ils soient encore dans l’euphorie de ce qu’ils ont vu. » Puissent les années qui passent ne jamais entacher cette vision du football et du spectacle.



















