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« Il faut baisser les prix » en Martinique, réclame Thierry Henry

Vie chère en Martinique : « Trop, c’est trop, baissez les prix, les gens ne peuvent plus vivre », clame Thierry Henry

Vie chèreSur CBS, pendant la soirée de Ligue des champions, le champion du monde français a soutenu la Martinique et la Guadeloupe
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

La mobilisation contre la vie chère continue en Martinique. Et les violences également. Dans la nuit de mardi à mercredi, « plusieurs dizaines de tirs répétés, en rafale, d’armes automatiques » visant des gendarmes et des pompiers, ont été rapportées a indiqué la préfecture de cette île des Antilles françaises, sous couvre-feu nocturne.

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Malgré un protocole d’accord signé notamment par le préfet, la collectivité territoriale de Martinique et plusieurs acteurs économiques pour faire baisser les prix de milliers de produits alimentaires de « 20 % en moyenne », la mobilisation continue, l’accord n’ayant pas été ratifié par le Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (RPPRAC), à l’origine du mouvement.

« Trop, c’est trop »

Les manifestants ont en tout cas trouvé un allié de poids : Thierry Henry. Dans l’émission de CBS, mercredi lors de la soirée de Ligue des champions, le champion du monde 1998, a tenu à livrer un message de soutien aux Antillais : « La vie est chère en Martinique et en Guadeloupe. C’est la France, au passage. Ce n’est pas un état géré par la France, c’est la France. Le prix des produits alimentaires dans les supermarchés est multiplié par deux, trois, quatre ou cinq par rapport à la métropole. Une bouteille d’huile en métropole est vendue 9 euros. En Guadeloupe, c’est 16 ou 17 euros. »

« S’il vous plaît, trop c’est trop, a souligné Thierry Henry pour conclure l’émission. Baissez les prix parce que les gens ne peuvent plus vivre et gagnent moins. » L’entraîneur médaillé d’argent aux Jeux olympiques de Paris, qui a un père guadeloupéen et une mère martiniquaise, a conclu sa prise de parole par un message en créole.