Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
La France qualifiée de « colonialiste », le gouvernement argentin s’excuse

Chant raciste des Argentins : La France qualifiée de « colonialiste » par la vice-présidente, le gouvernement s’excuse

Le grand pardonLe gouvernement argentin a tenu à se désolidariser de la vice-présidente Victoria Villaruel après ses propos virulents à l’encontre de la France
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Victoria sent la défaite. Le gouvernement argentin a présenté ses excuses à la France pour les commentaires de la vice-présidente Victoria Villarruel, qui a qualifié Paris de « colonialiste » et les Français d'« hypocrites » après la polémique autour d’une chanson aux propos racistes entonnée par les joueurs de l’équipe d’Argentine de football.

Karina Milei, secrétaire de la présidence et sœur du président Javier Milei, s’est rendue jeudi à l’ambassade de France à Buenos Aires « pour expliquer que le commentaire malheureux fait sur les réseaux sociaux était personnel », a déclaré le porte-parole de la présidence, Manuel Adorni, lors d’une conférence de presse. « Ce n’est pas la position du gouvernement de mélanger passions sportives et questions diplomatiques », a-t-il ajouté.

Javier Milei attendu à Paris

Mercredi, Victoria Villarruel a publié sur X un message de soutien à l’international Enzo Fernandez, pris dans la polémique pour avoir diffusé une vidéo où les joueurs de l’équipe nationale entonnent une chanson contenant des paroles racistes visant les Bleus.

« Aucun pays colonialiste ne va nous intimider pour un chant de footballeurs ou pour avoir dit les vérités qu’il ne veut pas admettre. Assez de feindre l’indignation, hypocrites. Enzo, je te soutiens », a écrit la vice-présidente. La controverse survient alors que le président Milei est attendu à Paris sur invitation du gouvernement français pour l’ouverture des Jeux olympiques. « Les relations diplomatiques avec la France sont intactes », a tenu à préciser le porte-parole de la présidence.

Saisie mardi par la FFF, la FIFA « condamne fermement toute forme de discrimination de la part de quiconque, y compris les joueurs, les supporteurs et les officiels » et a dit examiner les propos tenus par les joueurs argentins. Chelsea a aussi lancé une « procédure disciplinaire » à l’encontre de son joueur.