Bundesliga : « Ma vie n’était pas en danger », Guilavogui rassurant deux semaines après son K.-O. à Munich
FOOTBALL•Le joueur de Mayence remercie l’arbitre d’avoir eu les bons réflexes sur la pelouse du Bayern mais refuse de se faire passer pour miraculéW.P.
Josuha Guilavogui se souvient de tout, ou presque. Resté au sol après un choc violent à la tête lors du match entre le Bayern Munich et son équipe, Mayence, le 9 mars dernier, l’ancien Bordelais avait dû être secouru par l’arbitre, dont il loue « les bons réflexes ». Ce dernier avait mis le joueur en position latérale de sécurité avant de lui ouvrir la bouche.
A ce moment-là, Guilavogui dit, dans un entretien accordé à L’Equipe, avoir eu « une sensation de K.-O.. On m’a raconté des choses que j’ai oubliées. Par exemple, (Nadiem) Amiri m’a mis une gifle pour essayer de me réveiller, je n’en ai pas souvenir. Je me rappelle que je sens quelqu’un mettre sa main dans ma bouche ».
« Je ne suis pas ressuscité »
Le scénario présenté par la presse sportive allemande, celui d’un sauvetage miraculeux que l’ancien international français doit au sang-froid héroïque de l’arbitre est semble-t-il exagéré.
Guilavogui dit n’avoir jamais été à l’article de la mort ce jour-là. « Les mauvais souvenirs [dans le football] concernaient des joueurs qui s’écroulent tout seuls ou qui convulsent. Ce n’était pas mon cas, j’ai subi un gros K.-O. Après, l’arbitre a très bien réagi. […] D’après les spécialistes, ma vie n’était pas en danger, je ne suis pas ressuscité (sourire). Le docteur me dit que je n’avalais pas ma langue, je respirais déjà. »
Josuha Guilavogui a ensuite respecté les étapes de retour imposées par le protocole commotion, et a rejoué la semaine suivante face à Bochum, contre qui il est rentré à l’heure de jeu.


















